
Le 21e PCMMO présente une sélection de 33 longs métrages dont 12 avant premières et une dizaine de courts métrages issus de divers pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, avec des rencontres et débats, indique le festival dans sa newsletter du 6 mars.
Cette édition met la Tunisie à l’honneur, portée par des œuvres contemporaines et un segment patrimonial valorisant la mémoire cinématographique nationale. La présence tunisienne est enrichie par un film de la Diaspora avec Têtes Brûlées de Maja Ajmia Zellama, chronique sensible d’une adolescence bruxelloise marquée par le deuil, la filiation et les fractures culturelles.
Présenté en février à la 76e Berlinale, À voix basse explore les silences familiaux à travers le retour d’une trentenaire en Tunisie. Coproduit par Unité (France) et Cinétéléfilms (Tunisie), ce film de 1 h 53 est le troisième long métrage de fiction de Leyla Bouzid après À peine j’ouvre les yeux (2015) et Une histoire d’amour et de désir (2021), deux œuvres largement remarquées à l’international.
Porté par Eya Bouteraa, Hiam Abbas et Marion Barbeau, le film suit Lilia, revenue de Paris pour les funérailles de son oncle, et explore la cohabitation de trois générations de femmes et leurs mémoires enfouies.
À voix basse sortira dans les salles tunisiennes à partir du 29 avril 2026.
Dans la continuité de la création actuelle, le PCMMO propose un segment patrimonial, Focus Archives, consacré à la mémoire cinématographique nationale. Mis en œuvre avec Focus Gabès, Plaine Commune et le laboratoire L’Abominable, ce parcours retient les archives papier, audiovisuelles et photographiques comme des ressources vivantes dialoguant avec le présent. Il est structuré autour de trois films tunisiens : Les Sabots en or de Nouri Bouzid (1989), Les Zazous de la Vague de Mohamed Ali Okbi (1992) et Insurrection de Jilani Saadi (2021).
Au-delà de la scène tunisienne, la manifestation met en lumière des signatures du Maghreb et du Moyen-Orient. Le cinéaste marocain Hakim Belabbes, parrain de l’édition, présentera notamment Un nid dans la chaleur, une méditation filmique sur l’exil et la filiation. La programmation inclut également des films libanais et palestiniens, tels que Et les poissons volent au-dessus de nos têtes de Dima El-Horr et With Hasan in Gaza de Kamal Aljafari.
Déployé dans plusieurs salles parisiennes, le festival conjugue cinéma, arts visuels, musique et littérature, renforçant son rôle de passerelle culturelle entre les rives méditerranéennes.


