La Tunisie a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de son dispositif de sécurité sanitaire. La Direction générale des services vétérinaires (DGSV) a réuni mercredi ses principaux partenaires scientifiques pour définir une feuille de route en vue de l’accréditation des laboratoires de santé animale, une démarche cruciale pour faire face aux risques pandémiques.
Cette réunion stratégique, tenue au siège de la DGSV à Tunis, s’inscrit dans le cadre du projet Pandemic Fund, avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les travaux ont permis d’établir une liste prioritaire des pathogènes animaux pour lesquels les techniques de diagnostic et de dépistage seront progressivement accréditées au sein des laboratoires nationaux.
Dans une publication sur les canaux officiels de la DGSV, l’initiative, qui s’appuie sur des acquis scientifiques existants et sur les programmes de coopération, a réuni les acteurs clés de la recherche et de la surveillance vétérinaire en Tunisie, à savoir l’Institut de la recherche vétérinaire de Tunisie (IRVT), l’École nationale de médecine vétérinaire de Tunisie (ENMV) et le Centre national de veille zoosanitaire (CNVZ).
Cette démarche d’accréditation s’inscrit dans la stratégie des services vétérinaires à l’horizon 2030 et dans l’approche intégrée “Une seule santé” (One Health). L’objectif est de renforcer les capacités nationales de surveillance, de détection précoce et de réponse rapide face aux événements sanitaires à potentiel pandémique, en garantissant la fiabilité et la reconnaissance internationale des diagnostics effectués en Tunisie.


