
Cette première soirée a été marquée par la présentation de 11 œuvres artistiques en compétition dans les catégories production de chansons, interprétation et composition. Dans le cadre du concours de production de chansons, Oumaïma Haouet a interprété la chanson « Mawtini » sur des paroles de Bechir Laqani, une musique et une distribution de Mohsen Matri. Mohamed Aïdi a interprété la chanson « Holma » (Rêve), sur des paroles de Mohamed Beskri sur une musique et une distribution de Riadh Bedoui.
Mounir El Mehdi a également interprété la chanson « Hekaya » , écrite par Bechir Laqani et composée et arrangée par Mohsen Matri. Mohamed-Taher Sohbi a, pour sa part, interprété la chanson « Al Chared », écrite, composée et arrangée par Kais Zairi, tandis qu’Asma Cherif a chanté « Min Konna Sghar » sur des paroles de Hichem Ouertani, une musique et une distribution de Ridha Chmak, et Zina Saad a interprété « Gharib » sur une musique de sa composition pour des paroles de Mabrouka Saâd et une distribution de Saber Jammal.
Dans la compétition de l’interprétation, Lotfi Dahmani a présenté la chanson « Yalli Dhalimni » du chantre de la chanson Ali Riahi. Jihene Gaidi a, quant-à-elle, interprété « Ya maqouani » de la regrettée artiste Naâma.
Dans la compétition de composition musicale, Miled Melki a participé avec la chanson « Zagharit wa Doumoue’ ». Walid Soussi et Oussama Mhidi ont présenté une œuvre intitulée « Wadi Remal », tandis que Hatem Frikha a participé avec une œuvre musicale intitulée « Ghouroub ».
La composition scénographique du spectacle a été marquée par la présence d’un grand nombre de musiciens de l’Orchestre National de Musique dirigé par le maestro Youssef Belhani, placés au niveau inférieur de la scène, face aux artistes qui se produisent sur la scène principale, avec un fond numérique projeté sur écran. Cette répartition scénique a suscité des réactions mitigées parmi les spectateurs, certains y voyant un choix scénique visant à mettre en avant le chanteur au premier plan et d’autres une minimisation de la présence visuelle des musiciens sur scène.
Maher Hammami, secrétaire général du Syndicat tunisien des professions musicales et des professions apparentées, a critiqué la mise en scène choisie pour l’ouverture du Festival de la Chanson Tunisienne au Théâtre de l’Opéra de Tunis, considérant que « le positionnement de l’orchestre sous la scène a une connotation symbolique qui minimise la place des musiciens dans le spectacle », selon ses propos.
Il a estimé que les musiciens constituent un élément essentiel du succès de tout spectacle artistique, affirmant que le fait de placer l’orchestre à un niveau inférieur à la scène le rend invisible au public malgré les efforts considérables déployés par ses membres. Il a noté que ce choix « ne correspond ni à la valeur des musiciens ni au statut de l’orchestre, qui compte parmi les meilleurs en matière d’interprétation musicale ». Il a expliqué que ce positionnement pourrait être justifié dans certains spectacles ou chorégraphies, le jugeant, dans ce cas, inapproprié dans un spectacle musical qui repose essentiellement sur l’interprétation live des chansons.
Lors de la conférence de presse tenue fin de la semaine dernière (28 février 2026), Slim Sanheji, membre du comité d’organisation du Festival de la Chanson Tunisienne, a indiqué que la conception scénique adoptée pour les spectacles de cette édition vise à mettre en avant l’artiste au centre de la scène.
M. Sanhaji a expliqué que le fait de placer le chanteur sur la scène principale, tandis que l’orchestre se trouve à un niveau inférieur, a pour objectif de mettre la performance vocale au centre du spectacle, de sorte que l’interprète soit l’élément visuel le plus présent devant le public. Il a ajouté que ce choix va de pair avec la nature du festival, qui accorde une place importante à la compétition de chant et une importance particulière à la présence scénique des interprètes.
Pour rappel, les compétitions au menu de la 24e édition du Festival de la Chanson Tunisienne se poursuivent les 6 et 7 mars pour une soirée de clôture le 8 mars qui sera marquée par une cérémonie de remise des prix accompagnée d’un spectacle artistique de chanteuse marocaine Latifa Raâfat.
Un total de 34 œuvres a été retenues pour ce festival avec 18 œuvres dans la catégorie production de chansons, 9 œuvres dans la catégorie instrumentale et 7 œuvres dans la catégorie interprétation.
Le montant total des prix de la 24ème édition du Festival de la Chanson tunisienne s’élève à 105 000 dinars.


