En janvier 2026, la température moyenne nationale, mesurée par 26 stations principales, a atteint 12,7 °c, soit un écart positif de +1,4 °c par rapport à la moyenne de référence (11,3 °c). Avec cette valeur, janvier 2026 se classe au 10ᵉ rang des mois de janvier les plus chauds depuis 1950, d’après le Bulletin climatique mensuel publié par l’INM.

Ce classement est d’autant plus remarquable qu’il est intervenu malgré la succession de perturbations, les épisodes pluvieux intenses et les inondations qui ont marqué le mois.

Le mois de janvier 2026 s’est caractérisé par un épisode pluviométrique d’ampleur exceptionnelle sur les régions du nord et du centre, générant des impacts hydrologiques notables, tandis que les régions du sud demeurent en situation déficitaire relative.

À l’échelle nationale (26 stations principales), le cumul total des précipitations s’élève à 2302,7 mm, contre une normale de 1118,1 mm, soit 206 % de la normale climatologique (1990-2020) avec une répartition spatiale contrastée. Le mois de janvier peut ainsi être classé comme fortement excédentaire sur le plan pluviométrique à l’échelle nationale, avec une concentration marquée des excédents sur les régions du nord et du centre.

Les cumuls exceptionnellement élevés enregistrés au nord et au centre ont entraîné une saturation rapide des sols, une augmentation significative des écoulements de surface et une forte sollicitation des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, ce qui explique les inondations localisées, notamment en zones urbaines et périurbaines.

Sur la période de 1950 à 2026, janvier 2026 se positionne au 6ᵉ rang des mois de janvier les plus pluvieux au niveau national (2302,7 mm). Bien que ce cumul soit inférieur aux records historiques, notamment l’année 1990 avec 3901,2 mm, il reste significativement élevé et comparable aux années 1999 (2699,5mm), 2009 (2696,6mm), 2003 (2650 mm) et 2006 (2566,5 mm). Cette position dans le classement historique confirme le caractère exceptionnel de la pluviométrie observée en janvier 2026, soulignant l’importance de cet épisode et ses répercussions hydrologiques à l’échelle nationale.

Par ailleurs, les vitesses maximales du vent enregistrées montrent un épisode particulièrement intense, avec un pic atteignant 129,6 km/h à Kasserine le 31 janvier. D’autres rafales importantes ont également été observées le même jour, notamment 122,4 km/h à Kébili et plusieurs valeurs comprises entre 100 et 105 km/h dans différentes stations comme Béja, Tozeur, Médenine et Tataouine. Le 28 janvier, Thala a enregistré 111,6 km/h et Tabarka 108 km/h, confirmant des conditions venteuses marquées sur plusieurs régions du pays. Globalement, la majorité des stations ont relevé des vitesses supérieures à 100 km/h, ce qui témoigne d’un épisode venteux généralisé et particulièrement intense le 31 janvier.