Seulement 5% des jeunes tunisiens sont des chefs d’entreprise, a révélé, mercredi 24 janvier, l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), lors d’un atelier de travail tenu à Carthage.

Près de 23% des entreprises ferment après seulement trois années d’activité, ajoute la même source.

Selon le directeur du département jeunesse à l’Institut, Rami Mahfoudh, la plupart des jeunes ne font leurs recherches d’emploi que dans le secteur de la fonction publique et n’osent pas encore se lancer dans leurs propres projets.

La plupart des études s’accordent pour dire que les jeunes éprouvent encore une certaine désaffection envers l’initiative privée, ajoute-t-il.

Rami Mahfoud a fait savoir que son institut entamera, prochainement, la réalisation d’une étude sur les jeunes et l’initiative privée dont l’objectif est de déterminer les difficultés que rencontrent les jeunes entrepreneurs et de proposer les mécanismes nécessaires à même de les encourager.

D’après le directeur général de l’ITES, Néji Jalloul, l’absence d’une culture de travail, le manque d’audace et l’absence de garanties qui permettent aux jeunes d’obtenir un crédit bancaire sont les principales causes qui empêchent les jeunes à se lancer dans l’entrepreneuriat.

Pour la présidente du Centre des jeunes dirigeants d’entreprise, Wafa Lamiri, le principal obstacle demeure l’absence d’accompagnement du jeune entrepreneur lors du lancement de son projet, soulignant l’importance d’accorder, également, de l’intérêt à la phase succédant le lancement. Selon elle, 80% des projets n’aboutissent pas en raison de l’absence d’accompagnement et d’encadrement.