
Lors d’une conférence de presse tenue vendredi à Tunis, Toumi a indiqué que cette décision a été prise sans recueillir l’avis des professionnels. Le responsable a qualifié la décision de “très grave”, car elle influencera l’initiative privée et engendrera la fermeture d’un nombre important d’agences de voyages tunisiennes ainsi que la perte de plusieurs emplois.
Toumi a souligné que l’autorisation accordée à la Société des Services Nationaux et des Résidences d’organiser toutes les opérations de pèlerinage et de petit pèlerinage accorde le monopole à cette structure, alors que l’organisation doit être confiée aux agences de voyages.
Il a rappelé que la justice avait émis une décision judiciaire contre cette société et reconnu le droit des agences de voyages privées d’organiser le Haj et la Omra.
L’avocat auprès de la cour de cassation chargé de l’affaire Wassim Allouch, a, pour sa part, rappelé le conseil de la concurrence a décidé en 2012 de libéraliser le petit pèlerinage et d’annuler le décret ministériel publié en 1998 et qui accorde à la Société des services nationaux et des résidences le monopole d’organiser le petit pèlerinage et le Haj.
Cette nouvelle décision accordera le monopole à la société, sans prendre en considération les dangers et les impacts négatifs sur les agences de voyages, a-t-il encore indiqué.


