Focus sur les sites d’infos d’IMG avec Hynd Gafsi

Par : Tallel

groupe-img-surf-2013.jpgLe paysage médiatique tunisien a connu sa propre révolution depuis deux ans avec l’émergence de dizaines de journaux électroniques dont les rédacteurs ne sont pas toujours de formation journalistique. Cette tendance peut être expliquée par l’engouement des Tunisiens pour l’information suite à un certain éveil politique et un intérêt accru pour tout ce qui se passe dans le pays.

Nous avons vu se développer de nouvelles formes de journalisme telles que le journalisme d’investigation mené par Nawaat (consultez notre revue sur le site) ou encore le journalisme citoyen qui a connu plus d’un initiative.

Nous avons toutefois choisi un acteur traditionnel, le Internet Management Group connu ent tant qu’éditeur du Web Manager Center, un des premiers sites d’actualité en Tunisie. Cette expérience qui perdure depuis l’année 2000 ne peut qu’être riche en défis et en enseignements, non seulement grâce à la concurrence mais aussi pour le développement accéléré et imprévisible des technologies du web. Aujourd’hui, le groupe IMG essaie d’atteindre plusieurs catégories de lecteurs en lançant de nouveaux sites plus spécifiques et en deux langues.

Nous remercions Hynd Gafsi de nous avoir accordé le temps pour parler de son parcours diversifié et ptolongé au sein du groupe.

1. Hynd Gafsi, parlez-nous de vos débuts dans le monde digital et des rôles que vous assurez actuellement au sein de l’IMG.

L’IMG m’a ouvert la porte du monde digital et m’a parrainée pour commencer ma carrière professionnelle. Comme tous les débuts, le passage de la vie universitaire à la vie professionnelle fut un peu difficile; j’ai découvert petit à petit le monde du web et ses secrets tout en travaillant dans le
cadre d’une équipe agréable où je me sentais en famille. Au fur et à mesure, j’ai essayé d’être un membre efficace de cette équipe et de donner le plus, que ce soit sur le plan créativité que sur le plan technique en restant à la page des nouveaux outils et logiciels. Actuellement, je suis le plus ancien web designer de l’équipe, j’assure également la gestion de la publicité au sein de l’IMG.

2. De par votre expérience avec des niches diverses de la toile, avant et après l’avènement des réseaux sociaux en Tunisie, pensez-vous que le web tunisien présente des particularités par rapport au web français par exemple ?

D’abord, il faut rappeler que le web français a été instauré plus précocement que le nôtre en France, et vu la meilleure accessibilité à Internet, l’usage quotidien du web est plus fortement présent dans les habitudes de la société française (selon le rapport 2013 France Digital Future in Focus du cabinet ComScore, au 31 décembre 2012, la France comptait 48 millions d’internautes, de plus en plus accros au Web). Et selon les dernières statistiques, les internautes français surfent sur le web près de 28 heures par mois, avec comme services préférés les messageries et les réseaux sociaux.

Concernant la Tunisie, l’usage du web a augmenté au fil des années, sachant que nous sommes le troisième pays africain en termes de pénétration (selon les chiffres officiels, en 2011 ce taux était de 39,1%). Après l’avènement des réseaux sociaux, on a vu une vraie explosion du nombre d’internautes tunisiens, s’exprimant en termes d’abonnements Internet, et bien sûr le nombre de sites web tunisiens a connu aussi une hausse avec une multiplication par 7 en l’espace de 8 ans, passant de 1 775 en 2004 à 12 684 en 2012.

Mais comparé au web français, l’e-commerce reste limité en Tunisie (problème d’accessibilité? Confiance ?…). On remarque aussi depuis la révolution une grande activité des Tunisiens sur la toile ; ces derniers sont “assoiffés“ de liberté d’expression après 23 ans de censure qui a visé essentiellement le web.

Source : http://www.surfntaste.com/2013/04/focus-sur-les-sites-dinfos-de-img.html