Kaberuka réaffirme le soutien “actif” de la BAD à la Tunisie

Par : TAP

kabaruka-bad-2013.jpgDonald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement (BAD), a réaffirmé, jeudi, dans un discours prononcé devant les ambassadeurs et diplomates accrédités en Tunisie, “le soutien actif” de l’institution africaine à la Tunisie pour l’aboutissement de la transition démocratique.

Au cours de la rencontre, M. Kaberuka a passé en revue le bilan de la banque durant l’année écoulée et évoqué les grandes lignes de l’exercice 2013.

Concernant l’Afrique du Nord, qui représente 48% du portefeuille total de la banque, il a indiqué que “cette région dotée de ressources naturelles avec une croissance démographique rapide, des taux de chômage élevés et un degré très limité d’intégration régionale, traverse aussi une transition historique délicate”.

Au cours des trois dernières années, la BAD a approuvé des financements estimés à 5,1 milliards de dollars en faveur des pays de la région, exceptés la Libye et l’Algérie, qui ne sont pas emprunteurs de la banque.

Revenant sur les mutations dans la région, M. Kaberuka a indiqué que “les transitions de ce type sont fort prometteuses d’un grand avenir, mais elles ont aussi un lourd coût économique à court terme”, estimant que tous les défis dans la région tournent autour d’un seul impératif qui est l’emploi.

Le premier responsable de la BAD a fait état d’une “dynamique nouvelle à l’oeuvre” en Afrique et “un taux de croissance économique qui dépasse aujourd’hui celui de la croissance démographique”, relevant que ces faits ne doivent pas occulter des problèmes persistants tels que l’aggravation des inégalités croissantes, le chômage et l’exclusion, le déficit d’infrastructures ainsi que les problèmes de gouvernance et d’ordre institutionnel “qui entravent l’entreprise et l’investissement”.

S’agissant des priorités de la banque durant les prochaines années, M. Keberuka a déclaré que l’institution devrait s’attaquer à de nouveaux défis tels que le soutien d’une croissance inclusive et à base élargie en Afrique et l’apport de financements pour le développement à un moment où la situation budgétaire des pays donateurs est “étriquée”.

Il s’agit également, d’après lui, d’oeuvrer pour mettre les ressources de l’Afrique au service de son développement et adapter les économies africaines au changement climatique face à l’épuisement du capital naturel.

WMC/TAP