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Jean-Marc Ayrault dans un bureau de vote de Nantes, le 17 juin 2012 (Photo : Frank Perry)

[17/06/2012 12:34:05] NANTES (AFP) Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a estimé dimanche que les dirigeants européens “ne pouvaient pas rater” le sommet des 28 et 29 juin pour trouver une solution à la crise économique et financière et devraient “être à la hauteur” car la situation actuelle “ne peut pas durer”.

“Il faut que les Européens soient à la hauteur pour régler cette question de la dette, de la gestion de la dette, éviter que le système bancaire explose (…) et puis, par ailleurs, il faut des initiatives de croissance”, a estimé M. Ayrault, qui venait de voter pour le 2e tour des législatives à Nantes.

“Quand on voit que même l’Allemagne voit les intérêts de ses emprunts d’Etat augmenter, certes ça reste encore très bas, mais la France est un peu plus haute, mais l’Italie augmente aussi ses taux, très élevés, l’Espagne, et puis regardez la Grèce qui emprunte à 30%, ça ne peut pas durer”, a-t-il également déclaré.

“Je suis préoccupé par la situation de l’euro en général, pas seulement de la Grèce, et j’espère qu’à la fin du mois, les dirigeants européens auront pu se mettre d’accord sur ce qui pourrait stabiliser la situation par rapport aux marchés parce que, sinon, les marchés font danser un peu tout le monde et ça, c’est pas bien”, a-t-il encore déclaré.

“Face à une situation aussi préoccupante, on ne peut pas rater ce rendez-vous des 28 et 29 juin”, a-t-il encore estimé.

“C’est tout l’enjeu du débat qui a lieu actuellement entre dirigeants européens, et ils ne ménagent pas leur peine et leur temps”, a-t-il souligné, rappelant que François Hollande et Angela Merkel s’étaient encore parlé samedi.

“Je ne vois pas comment les Européens ne peuvent pas trouver de solution”, a-t-il déclaré.

“Il y a aussi le projet européen qu’il faut relancer (…), c’est tout l’enjeu politique: (…) est-ce qu’on veut relancer le projet politique européen, et de ce point de vue, Mme Merkel a fait des propositions qui, si on raisonne à moyen terme, vont dans le bon sens”, comme “une plus grande solidarité politique”, a encore déclaré le Premier ministre.

“Mais en même temps, ça ne peut être crédible que si on traite les questions d’aujourd’hui: si on ne se projette que dans l’avenir et qu’on ne traite pas l’urgence -sortir de la crise, sortir de la domination des marchés financiers, relancer la croissance-, l’étape de relance du projet européen sera contrariée”, a-t-il conclu.