![]() |
| ésident américain Barack Obama, le 1er juin 2012 à Chicago (Photo : Yuri Gripas) |
[02/06/2012 12:55:05] WASHINGTON (AFP) Après les mauvais chiffres du chômage publiés vendredi, le président Barack Obama a exhorté samedi le Congrès américain à voter une série de mesures pour soutenir la croissance économique et la création d’emplois.
L’économie américaine fait encore face à “de sérieux vents contraires”, même si elle est en train de se rétablir, a affirmé M. Obama, dans son discours hebdomadaire diffusé à la radio et sur internet.
“Les prix de l’essence commencent à redescendre, mais lorsqu’ils ont atteint des pics ces derniers mois, ils ont sérieusement entamé le portefeuille” des Américains, a déclaré le président.
“La crise de l’économie européenne porte une ombre sur la notre”, a poursuivi le président. Et, selon lui, dans ce contexte, le défi pour l’économie de se rétablir pleinement et de construire des fondations durables est d’autant plus grand.
Le taux de chômage des Etats-Unis est remonté en mai pour la première fois en un an et les mauvais chiffres de l’emploi publiés vendredi, qui ont fait plonger les Bourses mondiales, font désormais craindre un ralentissement prolongé de l’économie américaine.
Le taux de chômage américain a augmenté de 0,1 point par rapport à avril, pour retrouver son niveau de mars (8,2%), alors que le rythme des embauches était le plus lent en douze mois, avec seulement 69.000 créations de poste nettes dans le pays en mai, selon le rapport mensuel sur l’emploi du département du Travail.
Ces mauvais chiffres constituent un important revers pour Barack Obama alors qu’il tente de convaincre les électeurs de lui confier un second mandat.
Dans son discours samedi, le président a reconnu que l’économie et le marché de l’emploi ne progressaient pas “assez vite”, mais il a renvoyé la responsabilité sur le Congrès, qui n’a pas donné son feu vert à suffisamment de ses idées “qui auraient pu faire la différence pour aider à créer des emplois maintenant”.
Selon lui, les parlementaires pourraient voter des lois pour aider notamment les Etats à éviter plus de licenciements, à ramener dans l’emploi des ouvriers du bâtiment et aider les propriétaires la possibilité d’économiser près de 3.000 dollars par an en renégociant leurs prêts.
“Avec tant de gens qui se battent pour s’en sortir, ce n’est pas le moment de faire de la politique politicienne”, a-t-il affirmé.



