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ère allemande Angela Merkel à Prague, le 3 avril 2012 (Photo : Matej Divizna)

[19/04/2012 09:18:40] BERLIN (AFP) Les principaux instituts de recherche économique d’Allemagne ont dressé jeudi un tableau tout en rose pour la première économie européenne et son marché du travail, tout en faisant valoir que la crise de la dette en zone euro restait “le plus grand facteur de risque” pour le pays.

Dans leur rapport de printemps, toujours très suivi et dont le gouvernement allemand s’inspirera pour présenter prochainement ses propres projections, ils ont légèrement relevé leur prévision de croissance 2012, à 0,9% cette année contre une estimation de 0,8% auparavant.

Pour 2013, ils prévoient une accélération à +2%.

Le gouvernement allemand, lui, table jusqu’ici sur une croissance de 0,7% cette année, puis 1,6% l’an prochain. Il devrait réactualiser ses pronostics prochainement.

Cette semaine le Fonds monétaire international (FMI) a lui aussi relevé ses estimations pour l’Allemagne.

Dans un communiqué, les cinq instituts, qui représentent divers courants de pensée économique, indiquent s’attendre à ce que “les forces de croissance conjoncturelles prennent le dessus” jusqu’à la fin de l’année prochaine.

Cela se fera sentir selon eux à la fois sur l’emploi et sur les déficits.

Ils voient le taux de chômage reculer à 6,6% cette année puis 6,2% l’an prochain, contre 7,1% en 2011.

Le déficit budgétaire devrait quant à lui se réduire à la portion congrue: 0,6% du Produit intérieur brut (PIB) cette année, puis 0,2% en 2013.

“Le plus grand facteur de risque pour l’évolution économique en Allemagne continue d’être la crise de la dette et de la confiance en zone euro, qui n’est pas encore réglée au fond”, même si les interventions massives de la Banque centrale européenne (BCE) en faveur des banques ont permis “de gagner du temps”, selon les instituts.

Ces derniers en profitent pour remettre sur la table l’un de leurs chevaux de bataille: la création d’un vrai mécanisme de “faillite ordonnée” pour les Etats en crise de la zone euro, une idée défendue à l’origine par le gouvernement allemand, mais abandonnée depuis bien longtemps.

Les instituts appellent aussi l’Allemagne, qui promeut l’austérité budgétaire en Europe, à balayer devant sa porte: dans leur rapport ils jugent “critique la paralysie observée actuellement des efforts de consolidation” dans le pays, dont le taux d’endettement reste conséquent, à plus de 80% du PIB.