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| étrolière offshore. (Photo : Martin Bureau) |
[22/09/2011 19:05:04] NEW YORK (AFP) Le pétrole a perdu plus de 6% de sa valeur jeudi à New York, sur fond de débâcle boursière et de brusque raffermissement du dollar, sous le coup du constat pessimiste dressé par la banque centrale des Etats-Unis (Fed), le premier pays consommateur d’or noir.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” pour livraison en novembre a terminé à 80,51 dollars, en chute de 5,41 dollars (6,3%) par rapport à la veille.
Les cours sont tombés au pire de la séance à 79,66 dollars, leur plus bas niveau depuis plus d’un mois sur le marché new-yorkais.
“Le marché a été très déçu du communiqué de politique monétaire de la Fed”, a résumé Tom Bentz, de BNP Paribas.
Le marché pétrolier a suivi les places boursières, en pleine déprime au lendemain de la réunion de la Fed. L’institution a annoncé de nouvelles mesures de soutien à l’économie, visant à faire baisser les taux d’intérêt à long terme.
Mais le dispositif de la banque centrale ne revient à aucune nouvelle injection de liquidités sur les marchés et les analystes ont affiché un certain scepticisme quant à son efficacité.
Et “le communiqué a déprimé le marché, en relevant les risques significatifs qui pèsent sur l’économie”, ont relevé les analystes de Commerzbank.
La Fed a qualifié la reprise économique de “lente” et souligné les “risques importants” qui la menacent.
Ces déclarations, en plus de faire dégringoler les indices boursiers, “ont renforcé le dollar, ce qui va en général avec une baisse des prix du pétrole et de l’or”, a observé Adam Sieminski, de la Deutsche Bank.
Tout renchérissement du billet vert, au plus haut depuis janvier jeudi face à l’euro, rend ces matières premières moins attractif pour les investisseurs munis d’autres devises.
“La conjonction des inquiétudes concernant la croissance économique et la demande (de pétrole, ndlr) et de raffermissement du dollar ont contribué à la baisse des cours”, a-t-il ajouté.



