Chambre de commerce tuniso-britannique : Hassine Doghri, président, Mohamed Sakhr El Materi, premier vice-président

Finies la confusion, les mésententes et les querelles intestines, du moins c’est ce qu’on attend du nouveau comité directeur de la Chambre tuniso-britannique, élu lundi 21 juin lors d’une assemblée générale extraordinaire à l’UTICA.

«Il faut que cette Chambre, qui a vécu des années de léthargie, assure un rôle plus dynamique dans le développement des échanges commerciaux entre les deux pays, a assuré Hédi Djilani, président de l’UTICA dans une allocution prononcée à l’occasion». Il a ajouté que la Chambre doit être très vigilante quant à son indépendance que ce soit par rapport à l’UTICA ou par rapport à l’ambassade de Grande- Bretagne. British Gas, a précisé le patron du patronat, a eu beaucoup de mérite dans le renforcement des échanges commerciaux entre la Tunisie et le Royaume-Uni: «la Tunisie ambitionne de devenir une place financière régionale, elle vise le monde arabe, et pour cela, la Grande-Bretagne est incontournable, son rôle est fondamental, d’autant plus qu’elle entretient des relations très approfondies avec le Moyen-Orient; la place de Londres est très importante ».

Hédi Djilani n’a pas manqué de faire un clin d’œil à l’ambassadeur de Sa Majestée concernant l’attribution  des visas, l’appelant à soutenir la Chambre dans ses efforts pour la facilitation du mouvement des hommes d’affaires de et à destination du Royaume.

«Il est temps pour la Chambre et les services commerciaux de l’ambassade de développer leur manière de procéder et de travailler, a déclaré, pour sa part, Christopher O’Connor, ambassadeur de Grande-Bretagne. Il est évident, assure-t-il que la Chambre doit être une entité tout à fait autonome et agir en tant que telle, nous sommes complémentaires, nous ne sommes pas interdépendants. Entre la Grande-Bretagne et la Tunisie, il y a différents domaines dans lesquels nous pouvons être partenaires, le secteur financier, mais aussi l’enseignement avec la révolution linguistique que vit la Tunisie, l’industrie et le tourisme; il y a aussi de grandes success story d’entreprises britanniques ou tunisiennes qui se sont imposées sur les deux marchés».

M. O’Connor a appelé les opérateurs à faire en sorte que la Chambre tuniso-britannique de commerce ne soit pas perçue comme un club privé mais comme un mécanisme pour booster les échanges entre les deux pays et rechercher de nouvelles niches qui permettront de faire progresser la dynamique économique et le commerce.

Mohamed Ben Sedrine, président sortant de la Chambre, devenu président d’honneur, a pour sa part exorté les membres du nouveau bureau à concentrer leurs efforts à la mise en place de programme visant le renforcement des partenariats d’affaires entre la Tunisie et le Royaume. «Mettons fin à l’état de ‘sleeping’ (sommeil) qui a trop duré”.

Le nouveau bureau :

Président: Hassine Doghri, 1er vice-président; Mohamed Sakhr El Materi, 2ème vice-président: Kevin Sara (Nour Energy), Secrétaire général : Naoufel Aissa (Shell Tunisie) et Wided Bouchammaoui (Groupe Bouchammaoui), Trésorière. Les membres sont Hélène Msaddek, Noureddine Hajji, Ali Hjaiej, Mehdi Ben Abdallah, Khaled Ben Jemaa, Manel Ben Achour et Samira Zouari.

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