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| éroport d’Athènes le 5 mai 2010, jour de grève générale en Grèce contre les mesures d’austérité (Photo : Aris Messinis) |
[05/05/2010 07:38:13] ATHENES (AFP) La Grèce était de nouveau quasi paralysée mercredi par une grève générale, la troisième depuis février dernier, organisée par les grands syndicats contre les nouvelles mesures d’austérité imposées par le gouvernement socialiste en échange de l’aide UE-FMI.
Depuis minuit, les transports aériens et maritimes sont immobilisés et les dessertes ferroviaires ont été interrompues.
La grève devait entraîner la fermeture des écoles et des administrations, tandis que les banques et grandes entreprises du secteur public fonctionnaient au ralenti. Les hôpitaux publics fonctionnaient avec un personnel d’astreinte.
Le pays est également privé de toute information des radios et télévisions en raison du ralliement du syndicat des journalistes. Les journaux ne paraîtront pas jeudi.
Les transports urbains (bus, métro, trolleys et tramway) fonctionnent cependant à Athènes de 10H00 locales (07H00 GMT) à 16H00 (13H00 GMT) pour permettre aux grévistes de participer aux rassemblements prévus à l’appel des deux grandes centrales syndicales, la Confédération des salariés du privé (GSEE, 1 million d’adhérents) et celle du public (Adedy, 370.000).
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| ée d’une station de métro le 5 mai 2010 à Athènes (Photo : Dimitar Dilkoff) |
Les syndicats ont appelé à une manifestation en fin matinée sur un parcours de 2 km au centre d’Athènes. Ce défilé doit s’achever devant le Parlement, sur la place centrale de Syntagma.
Le Pame, front syndical du parti communiste (KKE-ultra orthodoxe), refusant traditionnellement toute manifestation unitaire, a appelé à un rassemblement distinct, également dans le centre de la capitale.
Les fédérations de commerçants avaient appelé leurs membres à se joindre à la grève, mais les commerces étaient ouvert normalement mercredi matin à Athènes et à Salonique, la grande ville du nord de la Grèce, a constaté l’AFP.
Les syndicats avaient déjà observé deux grèves générales lors d’un premier train de mesures d’austérité, le 24 février et le 11 mars. Pour le syndicat des fonctionnaires, les plus touchés par les mesures, il s’agit de la cinquième grève depuis le début de l’année.




