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és de la raffinerie Total des Flandres, le 2 février 2010 à Dunkerque. (Photo : Philippe Huguen)

[03/02/2010 12:22:07] LILLE (AFP) Les salariés de la raffinerie Total des Flandres près de Dunkerque (Nord) ont adressé mercredi un “ultimatum” à la direction, exigeant le redémarrage de l’usine avant le 15 février, sans quoi ils “prendront possession de l’outil de travail”.

Dans une déclaration adoptée à l’issue d’un comité d’établissement extraordinaire, les syndicats Sud, CGT et FO, ont signifié à la direction de la raffinerie cet “ultimatum”, selon un communiqué de la coordination des syndicats du groupe Total.

Selon Charles Foucart, coordinateur CGT au sein du groupe Total, il s’agit d’une “radicalisation du mouvement, avec toutes les conséquences qui y sont attachées”.

Cet ultimatum a été “très mal pris par la direction”, a expliqué à l’AFP Philippe Wullens, délégué Sud.

Lundi, la direction de Total a reporté d’ici à l’été la fermeture probable de sa raffinerie de Dunkerque, tout en donnant des gages aux 370 salariés auxquels le groupe a garanti un emploi. Ces engagements n’ont pas convaincu les syndicats.

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és de la raffinerie Total de Dunkerque rassemblées devant le site, le 2 février 2010. (Photo : Philippe Huguen)

Les syndicats de la raffinerie ont appelé à une manifestation jeudi à Dunkerque, pour mobiliser les salariés, les élus et la population, afin de faire pression sur Total.

Une intersyndicale FO-CGT-CFDT-SUD-CFE/CGC se réunira vendredi à Paris pour décider d’un éventuel appel à la grève de l’ensemble des six raffineries de Total en France.

Jointe par l’AFP, la direction de la raffinerie n’a pas souhaité faire de commentaire.