Près de 50% de l’aide publique au développement reçue par la Tunisie est française

«Principal lieu de production et de création de richesses,
l’entreprise a besoin de financements adaptés, qui pourraient être mobilisés,
entre autres, dans le cadre de programmes de coopération avec nos principaux
partenaires commerciaux», a déclaré le gouverneur de la Banque centrale au
séminaire d’information consacré à la ligne de financement de 40 millions
d’euros mise en place par le gouvernement français en direction des petites et
moyennes entreprises.

La rareté des sources de financement sur le marché financier international et le
renchérissement des taux d’intérêt sur les prêts accordés rendent de plus en
plus difficile le recours à des emprunts aux conditions acceptables qui
permettraient de renforcer les capacités compétitives des entreprises et
soutenir les jeunes promoteurs. D’où l’importance de la ligne française de
crédit.

«La France est plus qu’un partenaire ordinaire, elle est surtout un allié sûr»,
a déclaré Ridha Ben Mosbah, ministre du Commerce et de l’Artisanat à la clôture
du séminaire d’information sur la ligne française de financement. Il a rappelé à
ce propos que près de 41% des entreprises étrangères opérant dans notre pays
(1.200) sont françaises. Ces dernières années, elles ont touché des activités à
forte valeur ajoutée comme les secteurs électriques, électromécaniques, les
services et la plasturgie. Sans oublier l’apport des investissements français
dans les secteurs de l’aéronautique, des composantes automobiles, de
l’informatique ou des télécommunications.

La relation économique entre la Tunisie et la France est une relation
gagnant/gagnant, a assuré le président de l’UTICA, les efforts fournis par le
gouvernement français au niveau de l’investissement viseraient également à
limiter les flux migratoires à destination de l’hexagone, grâce à l’amélioration
du taux d’employabilité des jeunes diplômés tunisiens. L’accord sur le
développement solidaire et la gestion concertée de l’immigration signé entre les
deux pays, a-t-il précisé, représente une réponse plus adaptée aux besoins des
professionnels, tout en ajoutant que grâce à la coopération tuniso-française, on
a réussi aujourd’hui dans notre pays à mettre au point un réseau d’universités
françaises privées.

La France est le premier bailleur de fonds bilatéral de la Tunisie avec des
concours atteignant en moyenne 100 millions d’euros au cours des dernières
années, soit pres de 50% de l’aide publique au développement reçue par la
Tunisie. Ce qui conforte sa place de partenaire privilégié de la Tunisie.