[14/03/2009 19:26:37] HORSHAM, Royaume-Uni (AFP)

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à Horsham, au sud de Londres, le 14 mars 2009 (Photo : Geoff Caddick)

Le G20 prendra “toutes les nécessaires” pour relancer l’économie, a annoncé samedi le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, à l’issue d’une réunion des ministres des Finances du groupement, à Horsham, dans le sud de Londres.

M. Darling résumait ainsi l’esprit du communiqué final des ministres et banquiers centraux du G20 (qui regroupe les principaux pays développés et émergents) qui s’engage à prendre “toutes les mesures qui seront nécessaires jusqu’à ce que la croissance soit restaurée”.

Quant à d’éventuels plans de relance supplémentaires, les ministres ont indiqué samedi que leurs pays étaient décidés à faire les efforts budgétaires nécessaires pour restaurer la croissance, et que ces efforts seraient évalués par le Fonds monétaire international (FMI). Mais d’abord, ils vont commencer par “appliquer sans délai les mesures exceptionnelles déjà annoncées”.

Par ailleurs, le retour de la circulation du crédit est “la priorité”, et les problèmes du système financier seront combattus “là où c’est nécessaire”, indique le communiqué. Le G20 s’engage de nouveau à “faire le nécessaire pour assurer la santé des institutions financières d’importance systémique”.

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à Horsham (Photo : Geoff Caddick)

Les banques centrales se sont elles aussi engagées à maintenir des politiques “expansionnistes” aussi longtemps que nécessaire, “y compris par des instruments non conventionnels”, c’est-à-dire en créant de la monnaie.

Le G20 a aussi souligné le “besoin urgent” d’augmenter très significativement les ressources du Fonds monétaire international (FMI).

Un chapitre important du communiqué est également consacré à la réglementation. Les ministres recommanderont à leurs chefs d’Etat l’enregistrement des fonds spéculatifs (hedge funds) et vont également demander l’enregistrement des agences de notation financière, considérées parfois comme ayant aggravé la crise des “subprimes” par des notes trop généreuses sur des produits dangereux.

Ils ont enfin fait une allusion aux paradis fiscaux contre lesquels luttent particulièrement la France et l’Allemagne, en se disant d’accord pour que ces “juridictions non coopératives” soient identifiés par les organismes internationaux concernés, et qu’une “boîte à outils” de “contre-mesures” contre eux soit développée.