SMSI – Gouvernance d’Internet : Comment s’y retrouver ?

Par : Autres
 

SMSI

Gouvernance d’Internet,

___________________________________

Par
Maryam
OMAR

 

internet1.jpgQuelle
est la signification des tiraillements qui ont eu lieu, au premier jour des
événements parallèles du SMSI, à propos de la gouvernance d’Internet ?
Pourquoi les Sud-africains ont-ils présenté un amendement du point 5 dans le
projet du groupe présidé par le Canada et demandant un organe de supervision
? Pourquoi les Américains n’ont-ils pas été contents ?

A vrai dire, les esprits se sont un peu échauffés ce lundi. Et c’est bien
compréhensible puisque le sujet de la gouvernance d’Internet est, de loin,
le plus chaud du SMSI. Il faut comprendre l’Afrique du Sud et les
gouvernements des pays en développement qui ne veulent plus de la main mise
des Etats-Unis (par ICANN interposée) sur l’Internet. Il faut aussi
comprendre les Américains car qui pourrait abandonner, de gaieté de cœur, un
créneau aussi central de notre vie moderne.

Rappelons que l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN)
est une société internationale a but non lucratif ‘’chargée’’ d’allouer
l’espace des adresses de protocole Internet, d’assurer la gestion du système
des noms de domaine de premier niveau pour les codes génériques (gTLD) et
les codes nationaux (ccTLD) et d’assurer les fonctions de gestion du système
des serveurs racines.

Rappelons également que ces services étaient initialement assurés dans le
cadre d’un contrat conclu avec le gouvernement US. A titre de partenariat
public/privé, l’ICANN a pour mission de préserver la stabilité
opérationnelle d’Internet, de promouvoir la concurrence, d’assurer une
représentation globale des communautés Internet…

En clair, tout passe par elle en matière d’Internet au moment où ses liens
avec le gouvernement américain sont de notoriété publique. Et c’est pour
cela que ce ‘’partenariat’’ est voué aux gémonies par un nombre
impressionnant de pays dans le monde. Beaucoup d’initiatives ont été prises,
surtout ces dernières années, pour casser la main mise de l’ICANN mais elles
ont toutes échoué. L’amendement proposé, ce lundi, par l’Afrique du Sud et
soutenue par de nombreux pays est une énième tentative dans ce sens. Et elle
ne sera certainement pas la dernière.