Le projet industriel de Hyundai en Algérie franchit une nouvelle étape de concertation. Le 7 novembre 2026, le ministère de l’Industrie a examiné les conditions de son entrée en production avec le constructeur sud-coréen et ses sous-traitants. Mais le calendrier, les autorisations et surtout l’intégration locale restent déterminants.
Le ministre algérien de l’Industrie, Farid Kourtel, a reçu une délégation de Hyundai Motor Manufacturing Algeria, accompagnée de fournisseurs coréens de composants automobiles. Objectif annoncé : évaluer l’avancement du projet et accélérer son lancement industriel.
Cette rencontre intervient alors que Hyundai avait précédemment évoqué un investissement d’environ 400 millions de dollars et une capacité initiale de 50 000 véhicules par an. Ces chiffres n’ont toutefois pas été reconfirmés dans le communiqué du 7 novembre.
Relizane : un calendrier encore à préciser
Le projet, dont l’implantation a été évoquée à Sidi Khettab, dans la wilaya de Relizane, vise un démarrage envisagé fin 2026 ou début 2027, selon les annonces antérieures.
La concrétisation de ce calendrier dépend notamment des procédures administratives, des autorisations industrielles et de la disponibilité effective du site. Le communiqué ne précise ni la date définitive de démarrage, ni l’état d’achèvement des installations.
Les premières productions envisagées comprennent des SUV et des véhicules utilitaires légers. Leur calendrier commercial demeure à confirmer.
L’intégration locale, véritable test industriel
Au-delà du nombre de véhicules assemblés, l’enjeu réside dans la proportion de composants réellement fabriqués en Algérie.
Les discussions ont ainsi porté sur les partenariats entre fournisseurs coréens et entreprises algériennes de sous-traitance, avec l’objectif d’accroître progressivement l’intégration industrielle nationale.
Cette distinction est essentielle : assembler des véhicules à partir de pièces importées ne produit pas les mêmes retombées industrielles que développer un réseau local de fabricants de composants.
Pour Hyundai comme pour les autorités algériennes, les prochains indicateurs seront donc la concrétisation du site, les agréments obtenus, la date de lancement, les modèles effectivement produits et le taux d’intégration locale mesurable.
Le passage des annonces à la production constituera la première épreuve. La constitution d’une véritable chaîne de fournisseurs algériens en sera la seconde.
CHIFFRES CLÉS
- 400 millions de dollars : investissement précédemment estimé.
- 50 000 véhicules par an : capacité initiale annoncée.
- Fin 2026 – début 2027 : fenêtre de démarrage antérieurement envisagée.


