La National Oil Corporation (NOC) annonce le retour à la normale des approvisionnements en carburants, mais révèle une facture d’importation comprise entre 1 et 1,5 milliard de dollars par mois. Une dépendance qui souligne les limites du raffinage national, du stockage et du contrôle de la distribution.
La Libye produit du pétrole, mais doit mobiliser des sommes considérables pour importer les carburants nécessaires à son marché intérieur. Selon un communiqué publié le 6 novembre 2026, la NOC chiffre le coût mensuel de ces achats entre un milliard et 1,5 milliard de dollars au cours des derniers mois.
L’entreprise publique affirme avoir surmonté les perturbations qui affectaient récemment les livraisons. Elle attribue ces difficultés aux contraintes du transport maritime, aux problèmes des raffineries, aux tensions sur les marchés internationaux et aux capacités limitées de stockage.
Une dépendance au raffinage étranger
Cette facture révèle une faiblesse structurelle : malgré ses ressources pétrolières, la Libye ne dispose pas de capacités de raffinage suffisantes pour couvrir sa demande intérieure en produits pétroliers.
La NOC précise que les contrats d’approvisionnement résultent d’un appel d’offres lancé en février 2026, auquel ont participé plus de 30 entreprises internationales, sous la supervision des organismes libyens de contrôle.
Les besoins sont évalués par Brega Petroleum Marketing, puis examinés par une commission spécialisée avant les commandes et la distribution.
Stockage, consommation et contrebande
La NOC invoque également la hausse de la consommation locale et des coûts de transport. Elle souligne l’insuffisance des investissements consacrés au développement des capacités de stockage, qui limite la souplesse de la chaîne d’approvisionnement.
S’ajoute la question des détournements de carburants subventionnés. Les Nations unies ont déjà alerté sur ces pratiques et leurs conséquences pour les ressources publiques. Les pertes évoquées restent toutefois des estimations, distinctes de la facture totale des importations.
Pour les autorités libyennes, le retour à la normale des livraisons ne règle donc pas la question fondamentale : réduire la dépendance aux achats extérieurs, renforcer les infrastructures et mieux contrôler la destination des carburants importés.
CHIFFRES CLÉS
- 1 à 1,5 milliard USD : coût mensuel annoncé des importations au cours des derniers mois.
- Plus de 30 entreprises internationales : participantes à l’appel d’offres de février 2026.
- 2026 : année du dispositif de validation des besoins en carburants.


