La ville italienne de Rimini donnera, demain mardi, le coup d’envoi de la 15e édition du Forum de l’économie verte 2026, organisé en marge du Salon Ecomondo.
Cette manifestation annuelle met en lumière le rôle de l’économie verte dans la construction d’un modèle économique durable, résilient et générateur de croissance et de prospérité.
L’ouverture du Forum sera marquée par la présentation du rapport annuel 2026 sur l’état de l’économie verte, qui analyse les évolutions du secteur en Italie ainsi que les principales dynamiques internationales favorisant la transition écologique.
À cet égard, le président de la Fondation pour le développement durable, organisatrice de l’événement, Edo Ronchi, met en garde contre les conséquences des conflits, des difficultés économiques et du recul des politiques environnementales, susceptibles de favoriser des réponses superficielles au détriment de solutions structurelles.
Le rapport souligne notamment que la décarbonation constitue désormais un impératif stratégique, au-delà des seuls objectifs climatiques, pour réduire la dépendance aux énergies fossiles et renforcer la sécurité d’approvisionnement.
La facture annuelle du gaz en Europe pourrait ainsi atteindre entre 240 et 250 milliards d’euros en 2026, contre environ 40 milliards en 2019, tandis que celle du pétrole devrait augmenter de 45 milliards d’euros.
Le document préconise également d’accélérer le développement de l’économie circulaire, à travers le recyclage et la valorisation des ressources, afin de limiter la pression sur les matières premières stratégiques, dont les restrictions à l’exportation ont été multipliées par cinq entre 2009 et 2024. La préservation du capital naturel et l’accélération de la transition climatique sont également présentées comme des leviers de croissance et d’investissement.
Par ailleurs, les énergies renouvelables confirment leur montée en puissance, en témoigne leur part dans la production mondiale d’électricité qui est passée de 23,5% en 2015 à 34,1% en 2025, malgré une hausse de 33% de la consommation électrique.
Le rapport met aussi en avant le potentiel de l’intelligence artificielle dans l’optimisation des réseaux énergétiques, des véhicules électriques, des processus industriels et de la gestion des ressources, tout en soulignant les défis liés à la concentration technologique et à l’empreinte environnementale des centres de données.
Placée sous le thème « Les facteurs internationaux de propulsion de l’économie verte dans un contexte géopolitique critique », cette édition entend ainsi inscrire la transition écologique au cœur des enjeux de souveraineté énergétique, de compétitivité et de résilience économique.


