Environ 2 000 personnes ont manifesté samedi 31 octobre 2026 à Tel-Aviv pour réclamer la formation d’un gouvernement associant les partis juifs et arabes. Cette mobilisation intervient après des élections législatives qui ont laissé Israël sans majorité gouvernementale clairement constituée, malgré une opposition disposant théoriquement de 67 sièges sur 120.
Une mobilisation pour une coalition politique
À l’appel du mouvement judéo-arabe Standing Together, les manifestants se sont rassemblés sur la place Habima avant de défiler vers la place Rabin. Leur revendication : encourager les partis opposés à Benjamin Netanyahu à construire une majorité incluant les formations politiques arabes.
Des rassemblements similaires ont également été signalés à Jérusalem et à Haïfa.
Cette mobilisation intervient après les élections législatives du 27 octobre 2026, dont les résultats ont profondément compliqué les négociations pour former le prochain gouvernement.
Les 19 sièges arabes au cœur des négociations
Selon les résultats électoraux rapportés par plusieurs médias, le bloc soutenant Benjamin Netanyahu a remporté 53 sièges à la Knesset, contre 48 pour les formations d’opposition dirigées par des responsables juifs et 19 pour les partis arabes.
Ensemble, ces deux dernières composantes totalisent 67 sièges, au-delà des 61 nécessaires pour disposer d’une majorité parlementaire.
Mais cette majorité arithmétique ne garantit pas une coalition politique. Plusieurs formations opposées à Netanyahu refusent ou conditionnent leur coopération avec les partis arabes, rendant les discussions particulièrement complexes.
Une impasse politique persistante
La manifestation de Tel-Aviv a également suscité une contre-mobilisation d’environ 200 partisans de Netanyahu, selon la presse israélienne. Certains ont repris des accusations de fraude électorale qui ne sont pas établies.
La nouvelle Knesset doit entrer en fonctions le 10 novembre 2026. D’ici là, les responsables politiques devront poursuivre leurs négociations.
Au-delà de la mobilisation populaire, l’enjeu reste la capacité des partis à dépasser leurs divergences pour former une coalition stable. Les 19 députés arabes pourraient jouer un rôle déterminant, sans que leur participation au futur gouvernement soit acquise.


