En Tunisie, le conseiller fiscal Anis Ben Saïd estime qu’environ 23 mesures de la loi de finances 2026 n’auraient pas encore été appliquées. Derrière ce décompte non confirmé par un inventaire officiel, l’emploi et le financement des PME illustrent le décalage possible entre adoption et mise en œuvre.
Le chiffre provient d’une intervention du 26 octobre dans Le Mag Express, relayée le lendemain par Radio Express FM et Business News. Il reste attribué à l’expert : un texte légal adopté ne prouve ni le versement effectif d’une aide ni son blocage dans tous les dossiers.
L’embauche des diplômés en question
L’article 13 prévoit la prise en charge par l’État des cotisations patronales de sécurité sociale pour les diplômés du supérieur recrutés dans le privé à partir du 1er janvier 2026. Le barème décroît sur cinq ans : 100 %, 80 %, 60 %, 40 % puis 20 %.
Loi de finances 2026 : Ce qui change pour la PME et l’entrepreneur
Selon Anis Ben Saïd, les bureaux de l’emploi n’auraient pas reçu les instructions permettant aux entreprises de bénéficier de l’avantage. Cette difficulté alléguée demande une confirmation administrative et un examen des demandes réellement traitées.
Un financement des PME soumis à des modalités
L’article 28 prévoit, pour certains crédits d’investissement accordés aux PME, une prise en charge de l’écart de taux dans la limite de trois points. Les conditions d’octroi doivent être fixées par décret. Le conseiller affirme que ce texte manque encore, ce qui reste à établir par une vérification réglementaire exhaustive.
Il évoque aussi la liste des services numériques créatifs éligibles au régime de l’autoentrepreneur. Cette disposition relève toutefois de la loi de finances 2025, non de celle de 2026.
Quel coût pour l’économie ?
Un avantage difficile à mobiliser pourrait différer un recrutement ou un investissement. Mais son coût économique ne peut être chiffré sans données sur les demandes, les bénéficiaires et les montants concernés.
L’enjeu est désormais de comparer, mesure par mesure, la règle adoptée, ses textes d’application et son utilisation effective. À défaut, le total de 23 demeure une alerte d’expert, non un bilan administratif.
CHIFFRES CLÉS
- Environ 23 mesures : estimation d’Anis Ben Saïd concernant la loi de finances 2026, non confirmée officiellement.
- 5 ans : durée du barème dégressif prévu par l’article 13.
- 100 % à 20 % : évolution de la prise en charge prévue pour les cotisations patronales.
- 3 points d’intérêt : plafond de l’aide aux crédits d’investissement concernés, selon l’article 28.
- 2025 : loi de finances ayant prévu l’extension du régime de l’autoentrepreneur aux services numériques créatifs.
Loi n° 2025-17 du 12 décembre 2025, portant loi de finances pour 2026 — JORT.


