Les éditeurs tunisiens ont célébré lundi soir, à la Cité de la culture Chedli Klibi, la première Journée de l’éditeur tunisien, instituée le 26 octobre de chaque année à partir de 2026, dans le cadre de la cinquième édition du Salon national du livre tunisien, qui se tient du 23 octobre au 1er novembre.
Le président de l’Union des éditeurs tunisiens, Mohamed Riadh Ben Abderrazak, a annoncé l’adoption de cette date, exprimant le souhait de voir cette journée inscrite au calendrier des journées nationales.
Le choix du 26 octobre renvoie à l’organisation, en octobre 2018, de la première édition du Salon national du livre tunisien, à l’initiative de l’Union des éditeurs, avant que le ministère des Affaires culturelles ne reprenne le projet.
Huit ans après, cette journée vise à rendre hommage aux pionniers de l’édition en Tunisie, aux professionnels disparus qui ont laissé un héritage culturel, ainsi qu’aux éditeurs qui poursuivent leur travail et aux nouvelles générations engagées dans le secteur.
« L’éditeur n’est pas simplement celui qui publie un livre et le met entre les mains des lecteurs », a souligné Ben Abderrazak, estimant que son rôle consiste également à accompagner les ouvrages, à découvrir de nouveaux talents et à préserver une partie de la mémoire collective.
La rencontre, animée par Habib Argoubi, a été marquée par un hommage à l’éditeur Nouri Obeid, fondateur en 1983 de la maison d’édition Mohamed Ali, qui a présidé l’Union des éditeurs tunisiens pendant dix ans et en a été le trésorier durant une autre décennie.
Zeineb Ben Othman, fondatrice de la maison d’édition « Nahno », a également été distinguée en tant que plus jeune éditrice tunisienne.
Parallèlement, plusieurs maisons d’édition ont proposé des réductions de 20 à 70 % sur leurs publications anciennes et récentes, afin d’associer les lecteurs à cette célébration.
Le directeur du Salon national du livre tunisien, Taoufik Grira, a salué l’initiative, tout en soulignant la nécessité d’un consensus entre les parties concernées pour pérenniser cette journée.
Il a estimé que son association au salon pourrait renforcer sa portée culturelle et commerciale.
De son côté, Nouri Obeid a appelé à un soutien accru aux métiers du livre, estimant que l’édition constitue une question nationale qui concerne notamment l’éducation, le commerce et le développement.
Zeineb Ben Othman a, pour sa part, plaidé en faveur des jeunes éditeurs, appelant les professionnels à innover et à s’ouvrir davantage aux nouvelles générations.


