Les grandes orientations du projet de budget de l’État pour 2027 reposent sur la garantie d’un développement social équitable et inclusif, à travers le renforcement de la protection sociale, l’appui aux catégories à revenus limités et l’amélioration de la qualité des services de base, la facilitation de l’accès au financement et aux services financiers afin de favoriser l’inclusion économique et sociale.

L’élaboration du projet de budget de l’État pour 2027 constitue une étape majeure dans la mise en œuvre du Plan de développement 2026-2030.

Des fondements de développement inclusifs et une réduction des disparités régionales

Le projet vise à assurer un développement territorial équilibré via l’orientation de l’investissement public vers les régions prioritaires et l’accélération de la réalisation des projets de développement et structurants, afin de réduire les disparités entre les régions.

Il prévoit également la modernisation du tissu économique et le développement des infrastructures à travers l’encouragement de l’initiative privée, l’amélioration du climat des affaires et la garantie de la sécurité énergétique, financière, alimentaire et hydrique…

Des réformes fiscales pour consolider l’autonomie financière

En matière de politique fiscale et de mobilisation des ressources, l’État entend, dans le cadre du projet de budget 2027, consolider son autonomie financière et renforcer ses ressources propres, via la consolidation de la mobilisation des ressources fiscales et non fiscales et la réduction progressive du recours à l’emprunt.

Cette démarche s’accompagnera de la poursuite de la réforme du système fiscal, sans augmenter la pression sur les acteurs économiques, afin de renforcer l’équité, l’efficacité et la transparence, élargir l’assiette fiscale et favoriser le respect volontaire du devoir fiscal.

L’État prévoit, également, de poursuivre la digitalisation de l’administration fiscale et douanière, le développement des systèmes d’information et l’exploitation de l’intelligence artificielle pour lutter contre l’évasion et la fraude fiscales et améliorer le recouvrement.

Il s’agit aussi de rationaliser et réexaminer les avantages fiscaux, selon une approche plus sélective permettant d’évaluer leur rendement économique, social et environnemental et de les orienter vers les secteurs prioritaires.

L’accent sera mis également sur le renforcement du rôle du marché financier, au développement des mécanismes de financement destinés aux Petites et moyennes entreprises (PME), aux entrepreneurs et aux sociétés communautaires, ainsi qu’au développement du financement vert destiné aux investissements durables.

Modernisation des dépenses publiques et renforcement des dimensions sociale et environnementale

En matière de politique de dépenses publiques, le projet met l’accent sur le renforcement de la dimension sociale des dépenses, à travers une réorientation des ressources vers les programmes qui ont un impact direct sur la consolidation de la justice sociale, la préservation de la classe moyenne et du pouvoir d’achat des citoyens.

Les efforts se poursuivront, par ailleurs, pour soutenir l’emploi et réduire le chômage, à travers l’ouverture de recrutements dans la fonction publique, ainsi que l’amélioration de la qualité des services publics dans les secteurs de la santé, de l’éducation, du transport et de la numérisation, outre la lutte contre le travail précaire.

Les dépenses publiques couvriront également la consolidation de la politique de l’habitat, notamment à travers le renforcement des programmes de logement social.

Le projet vise également à renforcer la sécurité énergétique et à réduire la dépendance aux énergies fossiles.

Il prévoit l’amélioration de l’efficacité de l’investissement public en accordant la priorité aux projets à forte rentabilité dans les domaines des infrastructures, du transport, de l’eau, des énergies renouvelables, de la transformation numérique, de la santé, de l’éducation et de l’aménagement des zones industrielles.