Les restrictions italiennes sur la crevette rouge tunisienne ravivent le débat sur les quotas. Tunis conteste les données utilisées, tandis que la presse italienne oppose armateurs et importateurs.

Un quota contesté

Selon Rome, les certificats de capture totalisaient au moins 50,96 tonnes, pour un quota tunisien de 36 tonnes en 2026. La circulaire du 5 juin demande la suspension des autorisations pour les cargaisons certifiées après l’épuisement du plafond, le 15 mai, et recommande aux acheteurs d’envisager l’arrêt des commandes jusqu’à fin 2026.

Tunis conteste les données et demande une révision du quota à la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM).

CHIFFRES CLÉS

 

  • 36 tonnes : quota tunisien de crevette rouge géante en 2026.
  • 50,96 tonnes : captures certifiées selon l’administration italienne.
  • 34 % : part de l’Italie dans l’exportation halieutique tunisienne à fin juillet 2026

Des intérêts divergents en Italie

Pour Pesceinrete, les restrictions avantagent les armateurs italiens, notamment à Mazara del Vallo, mais pénalisent les importateurs. Agenzia Nova rapporte des critiques sur les différences de coûts et de réglementation entre flottes. Ces points de vue ne prouvent aucune concurrence illégale.

L’Italie absorbait 34 % des exportations tunisiennes de produits de la pêche de janvier à juillet 2026, toutes espèces confondues. Les pertes propres à la crevette rouge restent inconnues, malgré les inquiétudes exprimées par les professionnels.

La baisse des prix de certaines crevettes sur les marchés tunisiens concerne surtout d’autres espèces ; son lien avec les restrictions italiennes n’est pas démontré. La CGPM se réunit à Rome du 26 au 30 octobre..

EN BREF

  • L’Italie applique des restrictions ciblées aux cargaisons tunisiennes de crevette rouge géante après l’épuisement du quota annuel.
  • La Tunisie demande une révision des limites, qu’elle juge fondées sur des statistiques insuffisamment représentatives.
  • La presse spécialisée italienne distingue l’intérêt des armateurs de celui des importateurs, sans établir de concurrence illégale.
  • Les pertes tunisiennes demeurent non quantifiées.
  • La baisse des prix sur les marchés locaux concerne largement d’autres espèces.
  • Les discussions de Rome, prévues du 26 au 30 octobre, constituent la prochaine échéance.