
À Sidi Bouzid, cinq centres de collecte du lait auraient définitivement cessé leur activité en raison de difficultés financières liées au retard de versement des subventions. Cette alerte, lancée par un représentant syndical le 17 octobre 2026, soulève la question du financement d’un maillon essentiel de la filière laitière tunisienne.
Cinq centres de collecte du lait ont définitivement fermé dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, selon Zouheir Kadri, membre du syndicat des centres de collecte, cité samedi 17 octobre par Diwan FM.
Le responsable attribue ces fermetures au non-versement des subventions depuis environ un an et demi. Cette situation empêcherait plusieurs établissements de couvrir leurs dépenses courantes.
Des charges difficiles à financer
Selon Zouheir Kadri, les centres doivent notamment assumer les loyers, les salaires ainsi que les factures d’eau et d’électricité.
Il précise que la rémunération liée au stockage d’un litre de lait ne dépasse pas 30 millimes. Il estime le soutien actuel insuffisant au regard des dépenses mensuelles supportées par les établissements.
Le représentant syndical demande une intervention urgente des autorités et une revalorisation des mécanismes de soutien pour tenir compte des coûts réels de fonctionnement.
Un maillon sensible de la chaîne laitière
Les centres de collecte assurent une fonction intermédiaire entre les éleveurs et les unités industrielles de transformation. Leur fragilisation pourrait compliquer l’acheminement et la commercialisation du lait, notamment pour les producteurs qui dépendent de ces structures.
L’alerte intervient dans un secteur déjà confronté à des difficultés structurelles. En août 2026, une communication du ministère de l’Agriculture, rapportée par WMC, évoquait notamment la hausse des coûts, la sécheresse et la petite taille des troupeaux.
Cette communication mentionnait également une prime de collecte portée à 115 millimes par litre. La distinction entre cette prime et les 30 millimes évoqués à Sidi Bouzid nécessite toutefois des précisions.
Des confirmations encore nécessaires
À ce stade, les cinq fermetures annoncées n’ont pas fait l’objet d’une confirmation institutionnelle indépendante dans les sources consultées.
Le nombre d’établissements encore opérationnels, les montants des subventions impayées et les volumes de lait concernés restent également inconnus.
Une clarification du ministère de l’Agriculture et des organismes professionnels permettrait de mesurer l’ampleur réelle des difficultés et d’évaluer les réponses envisageables.
CHIFFRES CLÉS
- 5 centres : fermetures définitives annoncées à Sidi Bouzid, selon Zouheir Kadri.
- Environ 18 mois : durée alléguée du non-versement des subventions.
- 30 millimes/litre au maximum : rémunération de stockage évoquée par le représentant syndical.
- 115 millimes/litre : prime de collecte mentionnée dans une communication ministérielle antérieure, sans équivalence établie avec les 30 millimes.


