
Cité dans un communiqué du département des Affaires étrangères, le ministre a souligné, dans son intervention, que la région traverse une période critique, marquée par l’accélération des changements et des crises, dans un contexte d’escalade militaire qui menace la sécurité et la stabilité régionales et internationales.
Il a réitéré, à cet égard, la position ferme de la Tunisie rejetant toute violation portant atteinte à la souveraineté des États Arabes et à l’intégrité de leurs territoires, exprimant sa solidarité totale avec les pays frères, notamment dans la région du Golfe, face à tout ce qui menace leur sécurité et leur stabilité.
Il a appelé à la désescalade immédiate et à l’adoption du dialogue, de la négociation et des voies diplomatiques comme seul recours pour le règlement des différends.
Par ailleurs, Nafti a passé en revue les principales répercussions potentielles de la crise sur les économies des pays, dont la Tunisie, soulignant que la hausse continue des prix du pétrole pourrait aggraver les pressions sur les équilibres économiques et financiers et accroître la vulnérabilité de l’économie nationale, dans un contexte de déficit énergétique et de hausse du coût des subventions.
Il a, en outre, évoqué les répercussions attendues sur la croissance, l’inflation, la sécurité alimentaire et les chaînes d’approvisionnement.
Dans ce contexte, il a souligné que le gouvernement tunisien suit de près ces évolutions et œuvre par conséquent à prendre les mesures préventives nécessaires pour limiter les répercussions de la crise, notamment en rationalisant la consommation d’énergie, en garantissant l’approvisionnement en produits de première nécessité et en soutenant les catégories sociales les plus démunies.
En ce qui concerne l’action arabe commune, le ministre des Affaires étrangères a insisté sur l’importance de l’élaboration de réponses collectives concrètes et tangibles, fondées sur le renforcement de la solidarité et de la coordination régionale face aux défis actuels, saluant, à cet égard, le rôle assigné à l’ESCWA, notamment dans les domaines du soutien analytique, du développement de mécanismes d’alerte précoce et de la fourniture d’un appui technique aux pays arabes.
Il a également appelé à une mobilisation accrue des partenaires financiers régionaux et internationaux afin de fournir des financements à des conditions favorables et rapidement accessibles aux pays les plus touchés, ce qui leur permettra de renforcer leur résilience, tout en adoptant des approches flexibles tenant compte des spécificités et des défis propres à chaque pays.
Ce dialogue ministériel a constitué une opportunité d’échange de points de vue entre les pays participants.
Les interventions ont porté sur l’importance du soutien aux catégories les plus vulnérables, le renforcement de l’action régionale commune, la relance de la réflexion sur la « Vision arabe 2045 » pour répondre aux transformations accélérées, ainsi que sur l’appel à la tenue de réunions ministérielles sectorielles virtuelles et à l’organisation du Forum Arabe pour le Développement comme cadre unificateur pour le suivi de ces questions.


