Une réunion consultative s’est tenue hier mardi au siège de la municipalité de Tunis afin de discuter du choix de transformer le “Fondouk des français” situé dans la vieille ville de Tunis, en un centre de formation spécialisé en techniques de conservation du patrimoine urbain.

Cette réunion s’inscrit  dans le cadre des préparatifs du projet de coopération internationale « Enjeux et préservation du patrimoine en Tunisie » selon un communiqué publié mercredi sur la page officielle de la municipalité.

Au cours de cette réunion, les composantes clés du projet, financé par l’ambassade de France en Tunisie en partenariat avec l’Institut national du patrimoine, ont été présentées, ainsi que ses objectifs stratégiques et ses phases de mise en œuvre.

Des représentants de l’Institut français en Tunisie, de l’Institut Européen de Coopération et de Développement (EICD) et de l’Association de la Sauvegarde de la Médina de Tunis, ainsi que plusieurs responsables municipaux, ont pris part à cette rencontre.

Le projet « Enjeux et préservation du patrimoine en Tunisie » vise à créer un atelier de formation spécialisé en techniques de conservation du patrimoine urbain dans la médina, contribuant ainsi au renforcement des compétences locales et au développement des savoir-faire techniques en matière de conservation des monuments historiques.

Cette réunion constitue la deuxième étape de la mise en œuvre du projet, qui s’inscrit dans le cadre du soutien à la coopération internationale en matière de préservation du patrimoine, d’autant plus que la vieille ville de Tunis est classée sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Situé à la médina de Tunis, Fondouk des Français est un édifice reconnu pour sa valeur historique et architecturale. Le fondouk est bâti au cours des années 1659-1660 sous le règne de Hammouda Pacha Bey, à l’initiative du consul et vicaire d’Afrique Jean Le Vacher. Ce fondouk témoigne de l’architecture civile locale au XVIIe siècle.