La Tunisie va engager des négociations avec l’Union européenne afin de développer le cadre juridique bilatéral et relever à 100.000 tonnes les quotas d’exportation de l’huile d’olive tunisienne, a annoncé mercredi le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti.
S’exprimant lors d’une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple consacrée à l’examen de trois projets de lois organiques, le ministre a également indiqué que des discussions ont été entamées avec les États-Unis en vue de la révision des droits de douane appliqués par Washington sur ce produit.
Selon Nafti, des négociations sont aussi en cours avec l’Indonésie pour faciliter l’accès de l’huile d’olive tunisienne à son marché, parallèlement à des efforts de promotion en Inde, au Japon et en Corée du Sud, ainsi qu’à l’exploration de nouveaux débouchés.
Le chef de la diplomatie tunisienne a souligné l’importance des partenariats régionaux, notamment avec le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), qualifié de plus grand bloc économique régional du continent avec 19 États membres, estimant que cette coopération a donné des résultats positifs.
Il a affirmé que la diplomatie tunisienne est mobilisée pour défendre les intérêts économiques du pays, renforcer sa position comme pôle d’exportation et plateforme de production régionale, et consolider sa crédibilité en tant que partenaire économique.
Le ministre a, par ailleurs, mis en avant le rôle de la diplomatie parlementaire dans le développement de nouveaux partenariats économiques, tout en reconnaissant la limitation des ressources humaines de la représentation diplomatique tunisienne en Afrique, qu’il s’est engagé à renforcer.
À l’issue de la séance, les députés ont adopté trois projets de lois organiques portant notamment sur la modification de l’accord de libre-échange entre la Tunisie et l’Association européenne de libre-échange, de l’accord euro-méditerranéen avec l’Union européenne, ainsi que de la convention régionale relative aux règles d’origine préférentielles paneuro-méditerranéennes.


