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| à la Bourse de Francfort, le 2 novembre 2011 (Photo : Daniel Roland) |
[23/11/2011 17:23:33] PARIS (AFP) Les Bourses européennes ont connu une nouvelle journée morose mercredi, une émission obligataire très médiocre en Allemagne ayant rappelé que la zone euro restait la cible d’une méfiance généralisée.
A la clôture, la Bourse de Francfort a perdu 1,44%, Paris 1,68%, Londres 1,29%, Milan 2,59%, Madrid 2,09% et la Bourse suisse 1,13%.
A Wall Street, l’indice Dow Jones cédait 1,66% et le Nasdaq 1,93% vers 16H45 GMT.
Sur le marché des changes, l’euro a chuté, atteignant son plus bas niveau face au dollar en plus de cinq semaines.
Les marchés ont été surpris par l’échec d’une émission obligataire à dix ans de l’Allemagne. Contre toute attente, la dernière émission en 2011 de “Bund”, un titre qui fait référence pour tout le marché européen, a rencontré une demande extrêmement faible et n’a été placée qu’à 60%.
“Le marché s’inquiète car même l’Allemagne commence à faire l’objet de la défiance des investisseurs”, a commenté Dov Adjedj, vendeur d’actions chez Aurel BGC.
L’agence de notation Fitch a en outre prévenu que la France pourrait voir sa note “AAA” remise en cause en cas d’aggravation de la crise en zone euro.
A ces tensions sur les emprunts publics européens s’ajoute “une flambée des inquiétudes concernant la situation économique dans le monde, avec des indicateurs industriels décevants en Chine et en Europe”, ont relevé aux Etats-Unis les analystes de Charles Schwab.
En Chine, l’activité manufacturière a en effet enregistré en novembre sa plus forte chute depuis mars 2009, selon la banque HSBC, ce qui ravive les craintes sur la croissance mondiale.
En zone euro, les commandes industrielles ont plongé de plus de 6% en septembre et l’indice PMI d’activité privée en zone euro est établi à 47,2 en novembre, ce qui traduit une contraction.
Aux Etats-Unis, les statistiques du jour sont ressorties en demi-teinte. Les commandes de biens durables ont reculé en octobre (-0,7%) mais un peu moins que prévu. La consommation des ménages a ralenti sa hausse (+0,1%) sur le même mois, progressant moins qu’espéré. Comme prévu, les nouvelles inscriptions au chômage sont restées quasi stables la semaine dernière.



