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| La page d’accueil de Google (Photo : Joel Saget) |
[08/11/2010 20:05:32] PARIS (AFP) Les représentants de plus d’un millier d’annonceurs, de fabricants et de médias français ont dénoncé lundi le nouveau règlement de la régie publicitaire du moteur de recherche américain Google qui permet l’achat de mots-clés de marques jusqu’à présent protégées.
Auparavant, le titulaire d’une marque en Europe avait la possibilité de demander à Google de ne pas afficher, dans la partie réservée à la publicité de sa page internet (en haut à droite), les liens d’un autre annonceur quand un internaute tapait le nom de sa marque.
Mais depuis la mi-septembre, Google permet à un annonceur, comme c’est déjà le cas aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, de sélectionner et acheter aux enchères un nom de marque dont il n’est pas le propriétaire.
Dans une démarche commune, des représentants d’annonceurs et d’entreprises françaises ont écrit au président de Google, Eric Schmidt, pour exprimer “leur opposition” à cette nouvelle politique, estimant que le géant a “franchi une étape”, selon un communiqué.
“Ce changement est source de développement de situations illégales – actes de parasitisme, de concurrence déloyale ou de contrefaçon, risque de confusion pour le consommateur en recherche de références fiables – face auxquelles Google ne peut rester sans réponse”, estiment-ils.
Parmi les signataires du courrier figurent l’Union des Annonceurs (350 adhérents, parmi lesquels Air France, BNP Paribas ou encore Nestlé), l’Union des fabricants (300 adhérents, dont GDF Suez, Lacoste, Michelin), le Syndicat de la presse quotidienne nationale et le Syndicat de la presse magazine (plus de 550 adhérents).
Ils “appellent Google à se comporter comme un partenaire économique loyal et responsable, respectueux des droits de propriété intellectuelle de ses clients et soucieux de prévenir tout impact négatif lié à son activité”.
Lundi soir, Google a réagi en rappelant qu’il se réunit “régulièrement avec les associations et les annonceurs pour expliquer ce changement et recueillir leurs remarques”, selon une déclaration écrite de son porte-parole.
Le groupe estime aussi que “les consommateurs sont des utilisateurs éclairés” et qu’il ne pense pas “qu’ils puissent être induits en erreur par la présence de plusieurs publicités pour un produit”.
Le géant de l’internet rappelle enfin que le nouveau règlement est “en adéquation avec la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne concernant les noms de marques”.



