Tunisie – Emploi : Intégration de 25.000 diplômés du supérieur au marché, en 2010

Avec un taux de chômage qui s’élève actuellement à 13,3%, mais en léger recul de 0,9 point par rapport à 2008, la Tunisie se trouve face à une situation critique. Le nombre des demandeurs d’emploi s’élève à 85 mille par an, dont 55% des diplômés du supérieur. Comment absorber ce nombre croissant de chômeurs, surtout parmi les diplômés de l’enseignement supérieur ? Bien que des programmes et des mesures aient été promulgués pour trouver des solutions, la situation reste encore critique et l’avenir n’est pas aussi clair. Mais au ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi, l’optimisme est de rigueur. On s’efforce d’appliquer les mesures présidentielles et d’atteindre les objectifs stratégiques pour le secteur.  

D’ici fin 2010, on se propose d’intégrer 25 mille diplômés du supérieur, qui sont au chômage depuis plus de deux ans. On vise l’augmentation du taux d’encadrement dans les entreprises et la mise à niveau des bureaux d’emploi. Un programme additionnel d’accompagnement vise près de 2.000 jeunes promoteurs, cette année. «On a remarqué que beaucoup de projets disparaissent au bout de quelques années après démarrage. C’est pour cette raison qu’on a estimé qu’il est important de suivre pas à pas le jeune promoteur et remédier aux difficultés qu’il rencontre», a affirmé M. Mohamed Agrebi, ministre de la Formation et de l’Emploi, lors de la conférence de presse organisée ce 1er juin 2010.

D’un autre côté, on planifie la mise en place d’une formation sanctionnée par une certification, au niveau des langues et de l’informatique, soit respectivement 15 mille et 5 mille diplômés. La formation en langues démarrera le 15 juin 2010. Selon le ministre, elle répond à un besoin pressant en cadres qui maîtrisent les langues étrangères, et surtout l’anglais, auprès des entreprises étrangères en Tunisie. Elle sera encadrée par le ministère en partenariat avec les différents centres culturels étrangers en Tunisie tels que British Council et Amideast.

Pour la formation en informatique, M. Agrebi indique qu’elle sera poursuivie en partenariat avec le ministère des Technologies de la Communication et qu’elle concernera aussi les maîtrisards des filières scientifiques comme la physique, les mathématiques, etc., afin de les intégrer dans le marché de l’emploi. C’est à cette fin d’ailleurs que le ministre a souligné qu’une stratégie sera mise en place pour approcher avec plus d’agressivité pour intégrer les compétences tunisiennes dans les autres pays, avant le mois de juillet 2010. «On compte, ainsi, réactiver les conventions avec l’Union européenne, tout en l’accompagnant par un réseau de bureaux d’emploi privés dans ces pays. D’autres marchés seront visés tels que le Canada, l’Australie et les pays du Golfe, où il y a une demande élevée en compétences tunisiennes», ajoute-t-il. M. Agrebi se presse de signaler que l’objectif est de faciliter l’intégration des jeunes diplômés dans ces marchés et d’améliorer leur employabilité.

Sur le marché intérieur, le
Fonds National de l’Emploi
mobilisera, en 2010, un montant de 187 mille
dinars pour 210 mille demandeurs d’emploi, qui bénéficieront de différents
programmes de l’Agence Nationale de l’Emploi et du Travail Indépendant. En
2009, le Fonds 21-21 a procuré 66 mille opportunités de recyclage, de stage,
d’emploi et de création d’entreprises.

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