[06/11/2009 21:28:36] NEW YORK (AFP)

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La Bourse de New York (Photo : Mario Tama)

La Bourse de New York évoluait à l’équilibre vendredi à la mi-séance, après une matinée hésitante, résistant aux chiffres plus mauvais que prévu de l’emploi aux Etats-Unis, où le chômage dépasse 10%: le Dow Jones gagnait 0,05% et le Nasdaq 0,04%.

Vers 17H00 GMT, le Dow Jones Industrial Average progressait de 4,84 points à 10.010,80 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 0,77 point à 2.106,09 points.

L’indice élargi Standard & Poor’s 500 grignottait de son côté 0,01% (0,08 point) à 1.066,71 points.

Wall Street avait ouvert dans le rouge en réaction aux statistiques mensuelles de l’emploi aux Etats-Unis, un indicateur toujours très suivi.

“Ce qui ressort de ces chiffres, c’est qu’ils sont une fois de plus décevants”, a jugé Patrick O’Hare, du site financier Briefing.com. “Le rythme de la dégradation du marché de l’emploi est peut-être en train de ralentir, mais il est à craindre que les graines d’une reprise sans emploi aient été semées”.

Le taux de chômage a franchi une barre symbolique pour atteindre 10,2%, son plus haut niveau depuis 1983. Les destructions d’emplois ont atteint 190.000 en octobre, soit moins que le mois précédent, mais plus qu’anticipé par les économistes (175.000).

Mais les indices de Wall Street ont rapidement refait le terrain perdu, oscillant ensuite autour de l’équilibre.

“Ces chiffres ne sont pas bons”, a reconnu Peter Cardillo, d’Avalon Partners. “Mais ils montrent toujours que la tendance s’améliore, les destructions d’emplois diminuent, cela indique qu’on se rapproche d’un pic pour le chômage”.

“Vu la belle hausse d’hier (jeudi), si on reste en hausse, ce sera un bon signe que la correction du marché est terminée et qu’il va continuer à monter grâce à l’amélioration des indicateurs économiques”.

Jeudi, des indicateurs meilleurs que prévu avaient permis à Wall Street de finir en forte hausse: le Dow Jones avait gagné 2,08%, le Nasdaq 2,42% et le S&P 500 1,92%.

General Electric (+7,21% à 15,47 dollars) enregistrait la plus forte hausse au sein de l’indice Dow Jones. Il bénéficiait de deux relèvements de recommandations, de la part des analystes de Bernstein et Oppenheimer.

Citigroup cédait 1,48% à 4,00 dollars. Le groupe bancaire va introduire en Bourse sa filiale de services financiers Primerica puis cèdera le restant de ses intérêts dans cette division.

Dans le reste du secteur financier, l’assureur AIG chutait de 9,27% à 35,64 dollars. Il a pourtant confirmé son retour dans le vert, avec un bénéfice net de 455 millions de dollars au troisième trimestre, un résultat meilleur que prévu.

L’organisme de refinancement hypothécaire Fannie Mae plongeait de 8,04% à 1,03 dollar. Il a subi au troisième trimestre une nouvelle perte nette très lourde, de 18,9 milliards de dollars, qui l’a poussé à réclamer au Trésor une nouvelle aide publique de 15 milliards de dollars.

La banque JPMorgan Chase perdait 1,07%, Bank of America 0,73% et Wells Fargo 1,28%.

L’opérateur téléphonique AT&T gagnait 0,19% à 25,99 dollars. Il a finalisé l’acquisition de l’opérateur téléphonique américain Centennial qui lui a coûté 944 millions de dollars.

La chaîne de cafés Starbucks bondissait de 6,35% à 20,95 dollars. Elle a publié un profit trimestriel supérieur aux attentes.

Sur le marché obligataire, quasi stable, le rendement du bon du Trésor à 10 ans reculait à 3,510% contre 3,533% jeudi soir et celui du bon à 30 ans progressait à 4,414% contre 4,412% la veille.