Médiamétrie clarifie les règles de mesure d’audience des sites internet

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édiamétrie (Photo : Bertrand Guay)

[05/03/2009 17:10:16] PARIS (AFP) Le comité internet de Médiamétrie a adopté jeudi de nouvelles règles pour clarifier la mesure de l’audience des sites internet, qui a suscité un débat dans le secteur, a-t-on appris auprès de Médiamétrie.

Le comité internet a décidé d’introduire “davantage de transparence” en mentionnant dans le communiqué de mesure des audiences “les marques agrégées par les sites”, a indiqué Médiamétrie dans un communiqué.

Selon la presse, l’une des pistes envisagées avait été de ne prendre en compte que les sites tiers détenus à 50% ou plus par le site mesuré, mais cette proposition n’a pas été votée.

Pour majorer leur position dans le classement mensuel publié par Médiamétrie, plusieurs sites agrègent les visites effectuées sur d’autres sites tiers dont ils détiennent une participation. Par exemple, le groupe TF1 prend en compte les visites sur Overblog (site de blogs) dont il détient 34%.

Le comité a également décidé que dans les cas de “co-branding”, le logo de référence devra être “bien identifiable pour l’internaute”. Le “co-branding” désigne l’agrégation sous une même marque de plusieurs sites, qui ont, ou pas, un lien capitalistique.

Médiamétrie exclura par ailleurs “les audiences provenant des clics forcés issus des sites de jeux.

Par “clics forcés”, Médiamétrie désigne le processus selon lequel un site de jeux va obliger l’internaute à cliquer sur un bandeau publicitaire pour valider sa participation à un jeu. L’internaute se retrouve alors sur un site de média, dont il booste le nombre de visites.

Ces décisions seront appliquées dès la publication des audiences de février, fin mars.

L’organisme de mesure d’audience avait porté à 25.000 le nombre d’internautes compris dans son panel, à l’automne 2008, contre 10.000 auparavant.

L’audience des sites internet, dont plusieurs instituts concurrents proposent des mesures, est scrutée avec soin par les acteurs du marché car elle conditionne en partie les recettes publicitaires des sites. Le Monde et Le Figaro se livrent ainsi depuis plusieurs mois une bataille de communication sur ce thème.

Le comité internet réunit des représentants des éditeurs et opérateurs (France Télévisions, Groupe RTL, TF1, AOL, France Télécom…) et des annonceurs (Aegis Média/Carat, DDB, L’Union des annonceurs…). Les associations (Association pour l’économie numérique, Groupement des éditeurs de services en ligne…) font partie du collège consultatif du comité.