Emploi des diplômés : Les encouragements pour les entreprises sont-ils suffisants ?

Emploi des diplômés : Les encouragements pour les entreprises sont-ils
suffisants ?

Par Maryam OMAR

Alors que la représentation des Nations unies en Tunisie a présenté, il y a
quelques jours, un important document de travail sur les jeunes et les
adolescents où il est question des encouragements de notre pays aux
entreprises pour la création d’emplois, il nous semble qu’il est temps de
relancer le débat sur l’aptitude de ces encouragements à motiver nos
patrons pour qu’ils recrutent.

Il faut rappeler que trois programmes ont été initiés dans le but de
faciliter l’insertion professionnelle des jeunes accédant pour la première
fois au marché de l’emploi et d’encourager les entreprises à les recruter :
les deux fameux SIVP et le CEF.


Le programme de stage d’initiation à la vie professionnelle (SIVP1)
s’adresse ainsi aux jeunes ayant au moins accompli avec succès le premier
cycle de l’enseignement supérieur et le SIVP2 aux jeunes ayant un niveau
compris entre la neuvième année de l’enseignement de base accomplie et la
deuxième année de l’enseignement supérieur sans succès alors que le
programme de contrat Emploi-Formation (CEF) cible les jeunes ayant le niveau
de la neuvième année de l’enseignement de base et titulaires d’un diplôme de
formation professionnelle.

Pendant la période de stage, l’entreprise bénéficie d’une exonération de la
contribution patronale au titre des cotisations sociales et, en cas de
recrutement du jeune à l’issue du stage, l’entreprise est exonérée de la
contribution patronale au titre des cotisations sociales durant une année.

D’autres programmes et mesures spécifiques ont été adoptés afin d’encourager
l’emploi des diplômés de l’enseignement supérieur où les avantages accordés
aux entreprises consistent en une prise en charge par l’Etat des charges
patronales au régime légal de la sécurité sociale pour les salaires versés
au titre des nouveaux recrutements de diplômés de l’enseignement supérieur
durant une période de cinq ans.

Une question toute simple s’impose : nos chefs d’entreprise, tiraillés entre
la globalisation, l’effondrement des barrières douanières, l’explosion des
prix de matières premières…, ont-ils vraiment de quoi ‘’souffler’’ avec ces
encouragements ?

Nous invitons tous nos lecteurs à nous faire part de leurs réflexions
à ce sujet.