Beaux arts : L’étonnante absence de l’entreprise tunisienne !

 
 

beauart200.jpgPorteur
de tous les critères de l’industrie, le secteur des beaux arts génère des
centaines de milliards de dollars dans le monde. Un énorme gâteau où nos
entreprises n’ont pas la moindre miette comme si elles ne voyaient pas ces
étudiants, ces amateurs et ces artistes qui se comptent par dizaines de
millions… et la tendance haussière est plus imprimée que jamais.

Cette industrie n’est pas ésotérique, comme semble l’indiquer l’étrange
renoncement des patrons tunisiens. Au contraire, elle obéit exactement aux
mêmes critères que les autres : compétences, investissements, recherche &
développement, marketing, distribution, innovation… Une industrie qui
travaille dans les supports spéciaux comme les papiers d’esquisse, de
dessin, d’aquarelle, d’acrylique, les toiles pour la peinture… Dans les
médiums comme les crayons graphite, les crayons couleurs et aquarellables,
les fusains, les craies, les pastels, les encres, les gouaches, les
peintures acryliques et à l’huile… Dans les outils comme les pinceaux, les
couteaux, les gommes, les taille-crayons… Dans les accessoires comme les
chevalets, les godets, les porte-mines, les mannequins… Dans la littérature
spécialisée comme les manuels, les magazines, les catalogues, les
référentiels, les brochures, les livres d’art…

D’énormes complexes industriels ont vu le jour, particulièrement en Europe
et aux Etats-Unis. Des noms que l’on rencontre partout dans le monde : Faber
Castell, Bruynzeel, Conté, Talens, Cretacolor, Hoh-I-Noor, Caran d’Ache… et
qui sont devenus synonymes de qualité et de prestige.

Mais ils ne sont plus les seuls… D’autres ont franchi le pas et commencent à
s’imposer. Les Japonais, bien sûr. Mais aussi les Chinois qui se trouvent
partout et qui ne travaillent pas uniquement sur le bas de gamme car ils ont
aussi leurs percées. Pour ne citer que l’une d’entre elles, savez-vous que
leurs pinceaux aquarelle ‘’petits gris’’ sont aujourd’hui le top mondial ?
Des pinceaux que l’on trouve en Europe à partir de dix euros la pièce (pour
un n°4) et le prix monte vertigineusement avec les grosseurs.

La porte est largement ouverte et les investisseurs tunisiens n’ont qu’à
s’informer pour s’en convaincre. A quand le premier business plan dans ce
domaine ?