Tunisian Business Network : L’incontournable culture de réseau

 

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Par
Maryam
OMAR

 

affaire.jpgLa Jeune
Chambre économique de Tunisie réussira-t-elle là où beaucoup ont échoué,
c’est-à-dire à donner corps à un vrai réseau national d’affaires ? Car,
faut-il le rappeler, les ‘’traditions’’ actuelles sont plutôt pour la
consécration de l’individualisme et d’une sorte de conservatisme qui ne fait
que pérenniser les pratiques familiales.

Les membres de la JCI, menés par leur président 2006 Me Mounir Baâtour,
viennent ainsi d’annoncer la création du Tunisian Business Network (ou
Réseau national d’affaires) qu’ils décrivent comme un organe suprême qui
poursuit rien de moins qu’une demi douzaine d’ambitions.

Promouvoir et favoriser les relations de travail et d’affaires, développer
les qualités de leadership, assurer l’information et la communication en
matière d’affaires, s’identifier à un point de
liaison/contact/coordination/assistance, médiatiser les programmes
d’affaires, favoriser les contacts et les relations d’affaires avec les
partenaires. Tout un programme ambitieux et, dirions-nous, avant-gardiste.

Pour tout dire, la création de ce Tunisian Business Network ne nous semble
pas du tout impossible. Elle est même urgente dans ce sens que les secteurs
d’affaires dans le monde entier fonctionnent de plus en plus comme les Etats
qui n’ont trouvé d’autre solution que de se constituer en regroupements
régionaux pour faire face à une concurrence de plus en plus organisée,
maligne et dangereuse.

Le problème se situe sur un autre plan. Et, pour dire les choses simplement,
l’écrasante majorité des chefs d’entreprise tunisiens n’est pas du tout
convaincue que la communauté des affaires peut vraiment lui apporter quelque
chose. Peut-être y a-t-il un peu de vrai là-dessous, mais c’est loin d’être
la réalité la plus fidèle. Certaines de nos organisations professionnelles
ont détruit ce stéréotype depuis longtemps en prouvant, pendant des années,
qu’elles étaient capables de changer les choses.

C’est donc un effort généralisé que doit fournir la communauté d’affaires si
elle souhaite s’inscrire définitivement dans l’esprit du temps et donner
finalement naissance à ce réseau sans lequel beaucoup de domaines resteront
ésotériques à la plupart.