Les cinéphiles ont suivi jeudi, dans le cadre la 11ème édition du festival international du cinéma des droits de l’homme ou «Human Screen Festival – Karama Tunisie”, plusieurs films sur l’exil et le refuge, thème cher au jeune réalisateur tunisien installé en Suisse Mohamed Feki.

Dans son docu-fiction« Pippo allone in the world » ou ( Pippo seul au monde), programmé dans le cadre de ce festival, Feki aconte l’histoire de Pierre Paul, un enfant Haitien, victime de plusieurs formes de violence y compris de la part de ses parents qui cherchent à se débarrasser de lui, pour offrir une meilleure chance de survie à son frère jumeau.

Sauvé in extremis par une tante aimante, Pierre Paul n’échappe cependant, pas à la violence des gangs qui font la loi dans les rues de Haiti où il est poursuivi, violé et tourmenté. Sa tante l’aide et l’encourage à quitter le pays vers l’Europe où il aura du mal à échapper à l’exploitation et à dépasser ses traumatismes. L’histoire de Pippo est essentiellement racontée par les personnes qui lui ont venu en aide en Suisse, notamment son ami François qui lui sert de grand parent ainis que par la fonctionnaire du service des réfugiés, car à son arrivée dans ce pays, Pierre Paul avait du mal à parler et à s’exprimer. Apeuré, tourmenté, l’adolescent n’arrivait plus à accorder sa confiance à Personne.

Feki né à Sfax en 1999, compte à son actif notamment des courts métrages dont France 1911 sorti en 2020 et Pour toujours, son premier long métrage sorti en 2024.

Dans la nouvelle édition du festival international du cinéma des droits de l’homme, 34 films représentant une vingtaine de pays sont programmés. Les films se répartissent entre les fictions avec 5 longs métrages, 14 courts métrages, 6 documentaires long format et 9 mini-documentaires

Le festival, qui se poursuivra jusqu’au 7 novembre 2026 à Tunis, est organisé par l’Association culturelle tunisienne pour l’insertion et la formation (ACTIF). Le programme du festival comprend également des spectacles de musques à l’ouverture et à la clôture ainsi que une table ronde sur la rencontre entre les sciences sociales et le cinéma pour défendre les droits humains.