La sécurité hydrique est désormais un pilier fondamental de la sécurité nationale, a affirmé le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche chargé des Eaux, Hamadi Habib.
Présidant, mardi, l’ouverture de la 25ème édition de la Journée nationale des ressources hydrauliques à l’Institut national agronomique de Tunisie (INAT), Habib a souligné que la question de l’eau représente aujourd’hui un enjeu stratégique impactant l’avenir du pays, sa sécurité alimentaire et sa souveraineté nationale, particulièrement dans un contexte de changements climatiques et d’aggravation du stress hydrique.
Lors de cette journée, placée sous le thème « Recherche, innovation et nouvelles perspectives pour une gestion durable de l’eau en Tunisie », le secrétaire d’Etat a appelé à renforcer le rôle de la recherche scientifique pour faire face aux défis croissants.
Il a insisté sur l’adoption d’outils modernes, tels que la modélisation hydrologique et l’exploration des ressources souterraines, tout en valorisant les compétences nationales pour passer à des approches proactives plus efficientes.
Le responsable a, aussi, mis l’accent sur la nécessité de réformer le système de gouvernance de l’eau à travers la complémentarité des politiques sectorielles, la rationalisation de la consommation et le développement des ressources non conventionnelles, comme la réutilisation des eaux usées traitées et du dessalement de l’eau de mer, ainsi que l’intégration de l’intelligence artificielle.
Les travaux de cette session ont été axés sur des questions scientifiques, notamment l’exploration des nappes profondes et des barrages souterrains, ainsi que des domaines innovants comme la géothermie et l’hydrogène géologique.
Ont été présentées également les expériences de pays africains qui sont confrontés à des défis similaires, en matière de gestion de ressources hydrauliques.
Pour les participants à cette journée, relever des défis hydriques reste tributaire d’une mobilisation massive qui implique les institutions gouvernementales, les structures de recherche, le secteur agricole et la société civile, tout en insistant sur l’importance de la coopération internationale et du partage d’expertises pour garantir le droit des générations futures à cette ressource vitale.
Pour rappel, les réserves des barrages en Tunisie ont enregistré une baisse sensible ces cinq dernières années. En effet, le taux de remplissage a chuté à moins de 20% en septembre 2024 en raison de la sécheresse, alors que jusqu’à la date du 30 mars 2026, ce taux a grimpé à 58%.


