
Présentée sous forme de carrousel digital, cette opération de communication met en scène une dizaine de visuels reprenant les codes des publications scientifiques, avec des appellations fictives telles que “Sacculus transparentus” (sac plastique), “Masquus urbanus” (masque chirurgical) ou encore “Filetus ghostii” (filet fantôme). Ces “espèces” sont décrites comme invasives et menaçantes pour l’écosystème marin.
À travers cette approche humoristique, l’objectif visé est d’alerter sur une réalité préoccupante : la prolifération des déchets plastiques dans les mers et sur les côtes d’Afrique du Nord, explique l’organisation dans un communiqué. Chaque visuel confronte le public à des photographies réelles de déchets s’intégrant tragiquement aux paysages côtiers et marins d’Afrique du Nord.
La chute de la campagne, dévoilée dans le dernier visuel, révèle le message central : “Poisson d’avril ! Mais la vérité est que ces espèces sont en train de remplacer les vraies “.
Cette campagne “choc” entend interpeller l’opinion publique nord-africaine sur la dégradation rapide de la mer Méditerranée et des littoraux atlantiques. Les plastiques à usage unique, les microplastiques et les équipements de pêche abandonnés étouffent la biodiversité réelle au profit de cette “biodiversité plastique” immortelle.
Au-delà de la sensibilisation, WWF Afrique du Nord appelle à l’action à travers l’initiative “Adopt a Beach” (Adopte une plage), un programme visant à mobiliser citoyens, associations et bénévoles pour le nettoyage et la protection des plages tout au long de l’année.
Les personnes intéressées sont invitées à rejoindre cette initiative via la plateforme dédiée, afin de contribuer à la préservation des écosystèmes côtiers.


