Hollande : les TPE ne paieront ni salaire, ni cotisations sur les apprentis mineurs

Par : AFP
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à Guipavas, près de Brest (Photo : FRED TANNEAU)

[30/04/2015 13:05:38] Brest (AFP) François Hollande a confirmé jeudi à Brest que les TPE (très petites entreprises de moins de 11 salariés) ne paieraient plus, dès “le 1er juillet”, ni salaire ni cotisations sociales lors de la première année d’embauche d’un apprenti mineur.

“Au 1er juillet de cette année, les petites entreprises qui accueilleront un apprenti de moins de 18 ans en première année n’auront plus rien à débourser du tout. C’est simple, il n’y aura plus rien à payer pour l’employeur d’une petite entreprise qui accueille un nouvel apprenti : ni salaire, ni cotisation sociale”, a affirmé M. Hollande, détaillant une mesure qu’il avait annoncée le 19 avril sur Canal Plus.

“Cela représente une aide sur l’année de 4.400 euros”, a-t-il précisé, soulignant que les entreprises bénéficierait de cette exonération par trimestre, soit 1.100 euros chaque fois.

“Pour l’apprenti, rien ne sera changé : il aura toujours les cotisations sociales et sa rémunération sera entièrement préservée”, a aussi assuré M. Hollande.

Le président de la République a donné ces précisions après avoir visité deux établissements brestois labellisés Campus des métiers, formant notamment des apprentis.

Le ministre du Travail, François Rebsamen, qui l’accompagnait, a ensuite indiqué que cette exonération de charges et de salaire serait appliquée la première année. Ensuite, l’entreprise bénéficiera du régime d’aide lancé en septembre 2014 par le gouvernement.

Celui-ci prévoit l’attribution d’une prime de 1.000 euros minimum pour tout apprenti supplémentaire aux entreprises de moins de 250 salariés, cette prime étant portée à 2.000 euros pour les TPE.

François Hollande a par ailleurs rappelé l’objectif qu’il s’est fixé de “500.000 apprentis en France d’ici 2017”. “Aujourd’hui, on en est à 430.000. Il faut donc que nous puissions ouvrir à 70.000 jeunes de plus chaque année la voie de l’apprentissage”, a-t-il affirmé reconnaissant que la France présentait “un handicap structurel” dans ce domaine, en particulier par rapport à l’Allemagne.

Outre-Rhin, “à peu près un quart des jeunes de moins de 20 ans” sont en apprentissage, alors qu'”en France nous sommes à 7%”, a-t-il lui-même reconnu, soulignant que “parfois les parents, parfois les jeunes, parfois aussi notre système d’orientation ne font pas suffisamment de place” à ce mode de formation.