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| ège du Parlement grec, à Athènes, le 14 avril 2010. (Photo : Aris Messinis) |
[06/09/2011 18:07:27] ATHENES (AFP) Le gouvernement grec a décidé d’accélérer la mise en oeuvre de son plan de privatisations, avec le transfert dès mercredi au Fonds chargé de ces cessions d’une première série série d’actifs, à vendre en 2011, a indiqué mardi le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos.
Le Fonds sera ainsi chargé “immédiatement” de négocier notamment l’extension de la concession de l’aéroport d’Athènes, la vente des parts publiques dans les compagnies gazière Depa et pétrolière Helpe et un premier ensemble d’immobilier d’Etat, a précisé le ministre. Il rendait compte d’un conseil des ministres tenu alors que les partenaires et créditeurs du pays accentuent leur pression pour qu’il tienne ses engagements de redressement budgétaire.
“La première vague des privatisations”, qui inclut aussi “l’extension des licences de l’Opap”, l’Organisme des paris sportifs, et “les nouvelles licences de téléphonie mobile avance immédiatement”, a déclaré le ministre.
“Ces actifs seront transférés demain au Fonds d’exploitation du patrimoine de l’Etat et la même chose sera faite à des rythmes très rapides pour tous les programmes arrivés à maturité”, a-t-il ajouté.
Le pays “atteindra ses objectifs” en matière de privatisations, a-t-il insisté, alors qu’Athènes s’est engagé au printemps à des cessions de 50 milliards d’ici 2015, dont 5 milliards pour 2011 pour convaincre la zone euro et le Fonds monétaire international de continuer à le protéger de la banqueroute.
Le plan, qui doit être piloté par le Fonds, où la zone euro et la Commission européenne auront postes d’observateurs, inclut aussi les ports, les services postaux, l’électricité et les banques. Jugé très ambitieux, il peinait à démarrer, avec une seule cession jusque là concernant une part des Télécoms grecs Ote, entretenant l’impatience des créanciers du pays.



