Tunisie : GMS colle à l’actualité politique

Un mois et demi après son premier sondage politique, Global Management Services
(GMS) replonge dans ce monde pour sonder les Tunisiens sur des questions de très
grande actualité.


Spécialisé jusqu’à récemment exclusivement dans les prestations à l’entreprise
(études, formation, recrutement, etc.), Global Management Services (GMS), le
bureau d’études dirigé par Mme Alia Hachicha, a réalisé en mars dernier son
premier sondage politique. Un mois et demi plus tard, il confirme son ouverture
sur le monde politique, rendue possible par la révolution du 14 janvier, par un
deuxième sondage interpellant les Tunisiens sur des thèmes de grande actualité.

En cours de réalisation sur le terrain depuis près d’une semaine –sous la
houlette, comme le premier, de Salah Attia, l’expert en études de GMS-, ce
deuxième sondage s’articule en dix-huit questions.

Abordant brièvement le degré d’intérêt pour la politique (qu’est-ce qui vous
intéresse le plus: sport, politique, art et culture, économie et travail),
l’attitude à l’égard de la politique du gouvernement actuel, la connaissance et
le degré de représentativité du personnel politique (pensez-vous être
représentés par les gens qui revendiquent et parlent «au nom du peuple?»,
comment qualifiez-vous votre information sur les partis et les personnalités
politiques ?), le rôle des instances et organisations politiques (quelles
instances doit mener la révolution à son terme –les comités régionaux et locaux
pour la protection de la révolution ou la
Haute instance pour la réalisation des
objectifs de la révolution
?), et les intentions de vote (pour qui vous allez
voter), ce deuxième sondage de GMS traite essentiellement de la prochaine
élection de l’Assemblée constituante.

La moitié exactement des questions (9 sur 18) est consacrée à ce thème. Les
sondés sont invités à se prononcer sur le mode de scrutin envisagé
(proportionnel au plus fort reste) pour cette élection, la décision d’empêcher
les responsables de l’ancien régime de se présenter, de la parité entre hommes
et femmes sur les listes de candidats, le degré d’intérêt qu’ils y portent, sur
la date de ce scrutin (êtes-vous pour le report de l’élection et pour quelle (s)
raison (s), et sur le financement de la campagne électorale, le temps d’antenne
imparti aux candidats/partis politiques.

Les résultats de ce nouveau sondage devraient être rendus dans les prochains
jours.

Le sondage étant très technique sur certaines questions (mode de scrutin
notamment), GMS a donné consigne à ses sondeurs de ne pas expliquer l’objet pour
évaluer le degré de connaissance qu’ont les Tunisiens des différents thèmes
ayant trait à la vie politique après le 14 janvier 2011 en général et aux
questions électorales en particulier. Et alors que le sondage est encore en
cours qu’il y a une grande méconnaissance parmi les Tunisiens sur bien des
aspects de la vie politique, souligne M. Slah Attia.