Zone euro : le chômage reste stable mais la confiance recule encore

 
 
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Les pays de la zone euro

[07/01/2008 13:33:36] BRUXELLES, 7 jan 2008 (AFP) Le chômage dans la zone euro est resté stable en novembre, à son plus bas niveau historique, mais la confiance des entreprises et des consommateurs a continué à reculer en décembre, à son plus bas depuis 21 mois, donnant un nouveau signe de ralentissement de l’activité.

Le taux de chômage dans la zone euro s’est établi à 7,2% en novembre, selon des données corrigées des variations saisonnières publiées lundi par l’office européen de statistiques Eurostat.

Il est inchangé par rapport à octobre, après 7,3% en septembre.

Pour l’ensemble de l’Union européenne, le taux de chômage s’est établi à 6,9%, également inchangé par rapport à octobre.

“Le marché du travail dans la zone euro reste en bonne santé, malgré des signes de ralentissement de son amélioration”, a commenté Howard Archer, économiste à l’institut Global Insight.

L’indice de confiance économique, qui résume l’opinion des chefs d’entreprises et des consommateurs, a quant à lui continué à reculer dans la zone euro en décembre.

Il a baissé de 0,1 point par rapport à novembre, pour s’établir à 104,7 points, son plus bas niveau depuis mars 2006 où il avait atteint 103,5 points, selon une enquête publiée lundi par la Commission européenne.

Cette baisse est cependant moins importante qu’attendu par les analystes. Ceux interrogés par l’agence d’informations financières Thomson Financial tablaient sur un indice à 104 points.

“Ces chiffres laissent à penser que l’activité économique dans la région pourrait tenir le coup un peu mieux que beaucoup ne le craignaient”, estime Jennifer McKeown, économiste chez Capital Economics.

Les prix à la production industrielle, également publiés lundi, ont quant à eux progressé de 0,8% sur un mois dans la zone euro.

C’est leur plus forte hausse mensuelle de l’année 2007, tirée par les prix élevés de l’énergie.

Pour Howard Archer, ces différentes données “mettent en évidence la position difficile de la BCE”.

Alors que l’inflation s’est établie en décembre au niveau record de 3,1% dans la zone euro, se reflétant dans les prix à la production, la bonne tenue du marché de l’emploi pourrait renforcer les craintes de pressions inflationnistes sur les salaires.

Si les risques inflationnistes nécessiteraient en temps normal une remontée des taux directeurs de la Banque centrale européenne, la BCE a jugé ces derniers mois un resserrement du coût du crédit trop risqué pour la croissance économique.

Celle-ci montre en effet des signes d’essouflement, comme en témoigne le nouveau recul de la confiance économique.

“Le niveau élevé de l’inflation en zone euro, le ralentissement de la croissance, l’euro fort et les incertitudes pesant sur les marchés du crédit continuent à rendre les choses très difficiles pour la BCE”, note M. Archer.

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a affirmé samedi que la Banque centrale était prête à intervenir pour contrer l’inflation. Mais la BCE, qui se réunit jeudi, devrait laisser ses taux d’intérêt inchangés pour l’instant, selon des économistes.

 07/01/2008 13:33:36 – © 2008 AFP