Tunisie Télécom : faire attention à la mauvaise spéculation

Par : Autres
 

Tunisie Télécom

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L’information a été rapportée par l’agence de presse Reuters, reprise par
plusieurs journaux et mérite une sérieuse réflexion. «Il y aurait
actuellement un retour progressif d’une bulle spéculative dans le secteur
des télécoms dans un contexte de reprise du mouvement de concentration. Ce
qu’on voit, c’est que la bulle est en train de se regonfler». C’est-ce qu’a
déclaré Didier Lombard, P-DG de France Télécom dans le cadre de l’émission
“Rue des Entrepreneurs” diffusée vendredi 23 septembre sur la radio
française France Inter.

“Les prix des opérateurs qui sont rachetés sur le marché sont de plus en
plus élevés (…) on s’aperçoit que les multiples augmentent probablement
parce qu’il y a beaucoup d’argent sur le marché, lié en particulier à la
hausse du cours du pétrole”, a expliqué Didier Lombard.

Le P-DG de France Télécom se prononce après que e-bay, numéro un mondial des
enchères en ligne, ait racheté le spécialiste de la téléphonie sur Internet
Skype, à un prix jugé exorbitant de 4,1 milliards d’euros.

Pourtant, France Télécom (bien que fortement endettée ces derniers temps) a
annoncé fin juillet le rachat de 80% d’Amena, troisième opérateur mobile en
Espagne, pour 6,4 milliards d’euros et figure parmi les candidats au rachat
des 35% de notre opérateur national Tunisie Télécom.

Cette spéculation pourrait fortement profiter à notre opérateur national
Tunisie Télécom dans la mesure qu’elle advient dans un contexte des plus
favorables où les prix sont à la hausse. Si ceci présente une excellente
preuve du bon choix du timing de la part des autorités pour la cession des
35% de Tunisie Télécom, il n’en reste pas moins qu’il faut faire attention à
ne pas surestimer l’opérateur historique. Au moment de la bulle et face à
une spéculation, il faut tout de suite passer le marché et non attendre un
éventuel meilleur prix qui risque de ne jamais venir si la bulle passe.

Il faut cependant rappeler que l’Etat, par cette manifestation d’intérêt,
cherche un partenaire stratégique capable de hisser l’opérateur national et
ne cherche donc pas forcément le plus offrant.

 

 


R.B.H.