Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a annoncé, mercredi, que des cas de mildiou ont été détectés dans des champs de pommes de terre primeurs et de saison dans certaines zones de production, appelant les producteurs à traiter automatiquement et immédiatement les champs en question avec un fongicide homologué.

Le ministère a précisé, dans un communiqué, que ses services spécialisés recommandent aux agriculteurs concernés d’intervenir rapidement à titre préventif ou curatif dans les champs de pommes de terre et de tomates de plein champ, en utilisant l’un des fongicides homologués, en raison de la persistance des pluies au cours des dix premiers jours du mois d’avril courant, outre les prévisions de températures modérées.

Le ministère de l’Agriculture a appelé les agriculteurs à faire preuve de vigilance, à intensifier le contrôle périodique de leurs parcelles et à renouveler le traitement jusqu’à ce que les conditions climatiques se stabilisent.

Toutefois, le département de l’Agriculture a préconisé de respecter la durée et les doses de traitement conseillées et d’alterner les familles chimiques afin d’éviter une éventuelle résistance du champignon responsable.

Et d’ajouter que les agriculteurs peuvent contacter les services régionaux et centraux du ministère de l’Agriculture pour avoir plus d’informations.

Le mildiou est une maladie très destructrice des pommes de terre et des tomates causée par l’oomycète Phytophthora infestans. Ce pathogène de type fongique attaque le feuillage, ainsi que les tubercules et les fruits, les faisant pourrir et les rendant impropres à la consommation.

Dans des conditions humides, le mildiou se propage très rapidement et peut entraîner la mort d’une plante entière en 7 à 10 jours, s’il n’est pas traité.