La ferme des 1.000 vaches admet être passé de 500 à près de 800 têtes

Par : AFP
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Partie du cheptel de la ferme dite des 1.000 vaches de Ducrat, dans la Somme, le 30 mai 2015 (Photo : PHILIPPE HUGUEN)

[09/06/2015 16:03:37] Lille (AFP) Le nombre de vaches laitières de la ferme dite des 1.000 vaches en Picardie, plafonné par arrêté préfectoral à 500, est aujourd’hui bien au-delà, à 794, a reconnu mardi le directeur d’exploitation, Michel Welter, à l’issue d’un contrôle inopiné demandé par la préfecture.

“Entre le 10 avril et aujourd’hui, le cheptel est effectivement passé de 500 à 794 laitières, mais nous contestons avoir commis une faute administrative”, a déclaré M. Welter à l’AFP.

Des inspecteurs de la Direction départementale de protection des populations (DDPP) venaient d’effectuer un contrôle sanitaire à la ferme géante située à Drucat, près d’Abbeville (Somme).

Après parution lundi d’un article de Reporterre, faisant état de 700 laitières, sur son site internet, “la préfète” Nicole Klein “a demandé à la DDPP de faire un contrôle d’opportunité dans les meilleurs délais dans la ferme de Drucat”, a expliqué la préfecture.

Selon l’arrêté préfectoral du 1er février 2013, la ferme peut exploiter 500 vaches, outre les “suites”, c’est-à-dire les veaux et génisses qu’elles mettent au monde.

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élevage intensif, le 30 mai 2015 devant la ferme dite des 1.000 vaches à Ducrat, dans la Somme (Photo : PHILIPPE HUGUEN)

L’article de Reporterre était étayé par le témoignage d’un ancien employé de la ferme, ainsi que par les propos de Michel Ramery, l’investisseur à l’origine du projet controversé, reconnaissant qu’il pouvait y avoir 700 vaches.

Devant ce qu’elle estime être un aveu “sans scrupules” de M. Ramery, la Confédération paysanne a appelé mardi le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, à “fermer” l’élevage.

Selon M. Welter, s’il admet avoir “anticipé” sur la réponse à sa demande d’extension à 880 laitières déposée le 7 janvier 2015, la réglementation des regroupements de vaches laitières en cas de cessation d’activité d’un autre éleveur, lui permet de dépasser le seuil de 500.

Or, a-t-il dit, “Nous n’avons pas voulu transgresser quoi que ce soit. L’occasion s’est simplement présentée de récupérer un troupeau de 300 têtes, élevées dans les mêmes conditions que les nôtres”.

D’autre part, a-t-il affirmé, ce seuil de 500 n’avait été fixé que parce qu’à l’époque les capacités d’épandage des déchets et résidus de l’exploitation et du méthaniseur prévus étaient insuffisantes. “Ce n’est plus le cas”, a-t-il souligné.

Comme annoncé par M. Le Foll, une enquête publique doit être diligentée “dans les semaines à venir” sur la demande d’extension, a par ailleurs souligné la préfecture.