La BCE ne pourra décider de nouveaux achats d’actifs qu’au 1er trimestre 2015

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érence de presse, le 26 novembre 2014 à Francfort (Photo : Daniel Roland)

[26/11/2014 11:14:00] Francfort (AFP) La Banque centrale européenne (BCE) ne pourra pas juger avant le premier trimestre 2015 si des rachats d’actifs supplémentaires, et notamment d’obligations publiques, sont requis pour soutenir l’économie européenne, a déclaré mercredi son vice-président Vitor Constancio.

“Durant le premier trimestre de l’an prochain, nous serons capables de mieux juger” si les initiatives déjà prises par la BCE portent leurs fruits, a déclaré M. Constancio lors d’un sommet bancaire à Londres, selon le texte de son discours diffusé par l’institution monétaire.

Confronté à une inflation très basse ces derniers mois et très éloignée de son objectif d’une hausse des prix légèrement inférieure à 2%, la BCE a mis en oeuvre depuis juin un vaste programme de prêts ciblés de long terme pour les banques, flanqué d’achats d’obligations sécurisées (covered bonds) et de titres adossés à des actifs (ABS).

L’institution s’attend à ce qu’à la faveur de ces mesures, la taille de son bilan soit ramenée à son niveau de mars 2012, ce qui suppose un gonflement de quelque 1.000 milliards d’euros.

“Nous devons suivre de près si le rythme de cette évolution se fait conformément aux attentes”, a souligné M. Constancio.

Si ce n’est pas le cas, “nous allons devoir étudier l’achat d’autres actifs, qui incluent des obligations souveraines sur le marché secondaire, le marché de titres le plus volumineux et le plus liquide disponible”, a-t-il ajouté.

Il s’agirait le cas échéant “d’une pure décision de politique monétaire (…) dans le cadre de notre mandat et de nos compétences légales”, a-t-il ajouté.

L’achat potentiel de dette publique par la BCE est une mesure très controversée en Europe, notamment en Allemagne, où beaucoup estiment qu’une telle mesure outrepasserait son mandat et inciterait les gouvernement à mollir sur les réformes structurelles.

Ce dernier argument n’est “pas valide”, a toutefois objecté M. Constancio, estimant que “ce n’est pas la mission d’une banque centrale d’exercer plus ou moins de pression sur les gouvernements pour qu’ils adoptent des politiques qui sont de leur responsabilité”.

Le conseil des gouverneurs de la BCE tient sa prochaine réunion de politique monétaire jeudi 4 décembre. Les propos de M. Constancio suggèrent qu’aucune décision sur un éventuel rachat de dette publique ne pourra y être prise.

La BCE ne pourra décider de nouveaux achats d’actifs qu’au 1er trimestre 2015