Le Blackberry banni dans les ministères pour raisons de sécurité

 
 
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L’assistant numérique traditionnel Blackberry du canadien RIM (Photo : Paul J. Richards)

[20/06/2007 06:27:29] PARIS (AFP) Le Blackberry, téléphone portable permettant de recevoir les courriels en temps réel, est interdit de séjour dans les ministères tout comme à Matignon et à l’Elysée pour raisons de sécurité, rapporte Le Monde daté de mercredi.

Une première circulaire en ce sens, publiée 18 mois plus tôt par le Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), a été de nouveau notifiée récemment aux différents cabinets, indique le quotidien.

Cité par Le Monde, le Haut responsable chargé de l’intelligence économique au SGDN, Alain Juillet, affirme que ces petits terminaux portables, devenus les chouchous des décideurs du monde entier, pâtissent d’un “problème de sécurisation des données”.

Interrogé par l’AFP, M. Juillet a souligné que “quelle que soit la marque, il faut apprendre à se servir d’un portable en respectant un certain nombre de mesures de sécurité”.

“Il y a toujours un risque d’interception et le problème se pose aussi bien pour les entreprises que pour les administrations”, a-t-il relevé.

L’ensemble des données traitées par les Blackberry, fabriqués par la société canadienne Research in Motion (RIM), transite par des serveurs situés aux Etat-Unis et en Grande-Bretagne.

En clair, poursuit Le Monde, la France redoute que le réseau d’interception de communications de la National Security Agency (NSA) américaine ne puisse espionner l’action du gouvernement.

A l’impatience des membres de cabinets qui réclament une solution de rechange, M. Juillet oppose “les risques d’interception (…) réels” et “la guerre économique”.

Fin mars, le Blackberry, très en vogue en Amérique du nord, comptait 8 millions d’abonnés à travers le monde.

 20/06/2007 06:27:29 – © 2007 AFP